L'AGIOTAGE SUR LES ~IIXES o'oR 2 9ï Compagni<.:s concnrrcntc.:s se flattent de posséder d,ms le Sud de l'Afrique.:. Il ne sera quc.:stion ici que des exploitations minières de Joh,1nnc.:sburg, parce que l'existence de celles-ci n'est pas contl..!stable. Cc sont ks rt'.'.sultats acquis dans le district de \\'itwatcrsra11d qui sont l'excuse sa11scesse inYoq uée <letoutes les extraYagances lk la spéculation. La zone réputée aurif.:rc de cc district s'.!ten<l au sud-est de Pn:- tori,1, capitale de la République du TransYaal. La premii:rc d.:cOll\ï.:rtc de l'or dans la contr.:c.: remonte en 185.J.. C'est un .\fricain, Boi:r, d'origim: française, nommé Illarais, aya11t tra\·aillé aux min<:s d'Australie, qui d.:couYrit par Li des paillett<:s dl: métal dans les allu\·ions d'une petite riYii:rc. Le gouYcrncment du Trans\·aal craignit de YOir so11 terntom.: ennhi par les populations voisines d'origine :mglo-saxonnc. Il interdit d'abord les tr.1Y,1uxdes chercheurs d'or. ;\lais ks découYertes se multipliaic.:nt. li fallut bientôt sc résigner;\ laisser faire les « prosp<..!ctors ,>. Lorsque, en septembrc r886, k gouYerncme11t du Tra11sYaal fit proclamer « champs d'or » les territoirc.:s de plusieurs fermes du \\ït- ,v,1tcrsr.rnd, il n'existait encore, sur l'cmphcement où s'<:h::\·eJohan11csburg, qu'unc trcnt,1inc de tentes et <lemaisons en fer et c11roseaux. Cc.:ttc ag~lo111:lr,1tiond'aventuriers s'appc.:bit le « camp Fcrrc.:ira », du 11011d1u prcmicr explorateur. Les premiers stands de l.111ouwlle Yille, ofkrts ;\ bail ,i des prix qui nriaient c11tn: r fr. 25 et 5,000 francs, sui\·,rnt leur situation, se re\·en<lirent quelque temps aprcs, <lc 30 fr. ù :w,ooo francs. Johannesburg s'accrut et s'accroit an:c um.: rapidité extr.iordinairc; elle compte aujourd'hui plus de 60,000 h.ibit.rnts. Î.l' pays n'est pas beau. Le \\'itw:nersrand, mot qui signifie en languc boi:r « chaine dc collines aux blanches eaux », est situ.'. sur un platc>,rnari,!c et pelé, dont les ondulations moutonnent au-dessus de 2,000 mO::tr..:ds'altitude. Le climat est salubre; il conYicnt :i l'Europécn. La c.rnsc du dé\·eloppement inouï <le Jolunncsburg est Li découYertc <le cc quc les spécialistes appellent le _\fai11 Ree(, filon principal <le conglomérat aurifère>, sur une longueur de 50 kilomè:tn.:s. Cette Ycine est ,1ccomp,1gnéc de quatre filons parallèles plus petits, appelés leaders, dont la Yaleur est proportionncllcment plus grand..:, .'.tant données l'uniformité dc la composition g.'.ologique et la riche,sc de l.t teneur par tonne de minerai abattu. Les premiers essais du broyage de ct.:s diœrscs couches aurifi:res se faisaient d'abord sur la cn:tc dcs afficuremcnts. En crcus:rnt les puits d'cxtr,1ction, on s'aperçut que les filons s'inclinaient ct paraissaii.:nt co1wcrger Yers le centre d'une immense cuvette souterraine. Des puits furent creusés loin de la ligne des afficurcmcnts et dans le bassin dt:s filons du conglomérat dans l'espérance de les retrou\·er. Les filons ont cté n:coupés :i différentes profondeurs. Il y a beaucoup de Corn-
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