La Revue socialiste - 1894 - Tome XX- vol 02

MOUVEMENT SOCIAL pires réactionnaires. Nous fûmes écrasés par les manœuvres les plus odieuses et la corruption la plus éhontée. Il est donc nécessaire de constituer une organisation nouvelle, et aujourd'hui enfin nous pouvons nous présenter à nos coreligionnaires du dehors et compter sur leur attention. . . .................... . Voici maintenant un extrait résumé d'une lettre particulière du citoyen OliYcira : • Toutes les lois promulguées dernièrement par le gouvernement, ont un cachet de réaction contre Je mouvement socialiste. . . . . . . . . . A présent, il se prépare à la refonte des lois sur l'instruction publique, c'est-à-dire à la mettre sous la domination du clergé. Voici le résumé des derniers travaux des évêques réunis_en assemblée sous la protection du gouvernement : 10 Obtenir du gouvernement une loi pour obliger les confréries à réformer leurs statuts et à accepter les curés comme tuteurs, présidents ou· prieurs ; 20 Tâcher d'obtenir, par tous les moyens, que dans le prochain remaniement ministériel, la majorité des ministres soit du parti catholique; • 30 Rétablir immédiatement les ordres religieux, à l'exclusion de ceux qui ne sont pas soumis à la compagnie de Jésus; 40 Çonstitution d'ordres destinés à prêcher la foi aux colonies ; 50 Établissement d'une chaire de philosophie de Saint-Thomas-d'Aquin, dans les séminaires des provinces; 6" Encourager la propagande catholique parmi les ouvriers des centres· industriels. Le parti socialiste portugais a son organe : A Federaçao, paraissant à Lisbonne. Son sccrétair~ pour l'étranger est le citoyen J.-M. de OliYeira, 207, rua dos Fanqueiros, à Lisbonne. Nous formons les vœux les plus chaleureux pour le développement et le succés du bataillon portugais de la grande armée socialiste internationale. ADRIEN VEBER. P. S. - L'a11ni'l1ersairdee Robert Bernier. - Di~1anche, 25 novembre, c'était l'anniversaire de- la mort de notre pauvre ami. Nous nous sommes réunis une cinquantaine autour de sa tombe, au Père-Lachaise. Tabarant a pris la parole au nom des socialistes ; MM. Ch. Bourget (Victor de Champvans) et Poirson,. au 110111 de la Revue 111odeme t de la Revue de l'Est; M. Henri de Braisne a lu des vers. Puis le groupe s'est rendu au colo~1barium, afin d'y saluer l'urne funt:raire de Benoît Malon, et enfin sur la tom be de Léon Clade!, où Tabarant a encore dit quelques mots émus.

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