La Revue socialiste - 1894 - Tome XX- vol 02

LA REVUE SOCIALISTE saicnt craindre, en particulier un recul des profits qui semblait dcYoir entrainer une réduction des salaires. Mais voici que o-râce aux efforts incessants du comité de conci- ' 0 liation et grâce a la puissante intervention de la Féderation des mineurs, agissant strictement sur le terrain professionnel, l'accord est conclu entre les mineurs et les patrons, sur les bases suivantes: 10 Les ouvriers acceptent, à partir du 1er août 1894 et jusqu'au 1er janvier 1896, une réduction de 7 .66 °/o sur les salaires actuels. 20 Les patrons s'engagent de leur côté, pour une période de deux ans, à ne faire subir aucune nouvelle réduction aux salaires, c'est-à-dire qu'ils prennent l'engagement de maintenir, quoi qu'il arrive, pendant cette période, les salaires à ce taux nou\·eau, qui dépasse encore de 30 °/o le tarif de 1888. 3° A partir du 1er janvier 1896 et pour les mois qui suivront, le comité de conciliation aura à décider, d'après la situation du marché houiller, s'il doit être accordé aux ouvriers une hausse de salaire; mais, en aucun cas, il ne pourra imposer aux patrons une hausse de plus de 1 5 °/o sur le salaire type de: 1888, ce qui porterait la hausse à 45 °/o. Le' co11grèsi11tematio11atlextile de Ma11cbester. Étaient représentés les Etats-Unis, la Belgique, la Hollande, le Danemark, l'Angleterre et la France. Ont été votes: 1° la journec de···8 heures; 2° le principe politique des candidatures ouniercs; 3° l'indication de la Yillc de Gand comme siège du congres l'an prochain; 4° le petit ordre du jour suiYant, qui emprunte toute sa saYcur a cc qu'il fut adopté en juillet dernier pendant les mémorables séances oü les députés de la Chambre française votèrent la loi scelérate contre la liberté : « Le congres international des industries textiles réuni dans J'v[e111orial Hall, a Manchester, inYitc les gouvernements des pays oü l'.a~tion politique des syndicats est défendue, à abolir ces lois qui portent atteinte à la liberté et poussent les ouuicrs dans les voies illégales >>. BELGIQUE L'abondance de la copie qui attend sa publication nous empêche encore cette fois de rendre compte du dernier Congres du Parti Ouvrier, qui a traité la question électorale, et d'exposer cette question clic-même d'actualité brûlante. Le lecteur n'y perdra rien, car en octobre nous pourrons mieux préciser les résultats de la •tactique de nos amis de Belgique. Cependant nous ne potn-ons passer sous silence la disparition de Jean Volders; ses compagnons de lutte ont droit aux plus sympathiques condoléances de tous les socialistes. Voldcrs n'est pas mort.

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