~IOUVEMENT SOCIAL 2 53 L'organisation de la production ·socialiste est assurée par les fédérations nationales de métiers ; Chaque travail1eur dispose librement du produit de son traYail. Le service de la consommation est assuré dans chaque commune-canton par les magasins généraux des Bourses du traYail. Sur la situation politique et économique du prolétariat agricole, les résolutions, Yotées a l'unanimité, se subdiYisent en deux parties : 1° .des mesures a prendre au lendemain de la Rholution; 2° des mesures transitoires. Sur la première partie, déclaration d'inaliénabilité de la terre, désormais reconnue propriété sociale collective, c'est-a-dire retour immédiat a la collectiYité de toutes les propriétes terriennes, sol et sous-sol, en tant que nu-propriéte. L'usufruit sera maintenu a tous ceux des propriétaires q.ui cultiYent par eux-mêmes sans employer des salariés agricoles. La jouissance dei; biens qu'ils détiennent sera reprise aux propriétaires qui ne cultivent pas par eux-mêmes, pour être attribuée, par les communes, a tous les travailleurs agricoles, journaliers, métayers et fermiers. En attendant et sans perdre de vue l'objectif communiste, les réformes ci-après sont a préconiser·: Abolition de tous les impôts sur la petite propriété ne nourrissant que la famille qui la cultive. Abaissement du taux du prêt; application s6Yère des lois sur l'accaparement; abolition de la conscription, qui enJèye les bras les plus robustes a l'agriculture; crbtion de syndicats agricoles pour l'achat en gros des semences et des machines, de façon a lutter contre les grands proprié- ·taires; crédit accord<'.!gratuitement par les communes et la nation aux syndicats d'ouHiers agricoles, pour favoriser leur d6Yeloppcment et leurs achats; création par ces syndicats de comptoirs dans les centres industriels, mettant en rapport direct producteurs et consommateurs et supprimant les intermédiaires, lesquels absorbent actuellement la-plus grande partie des bénèfices. Les soci6tés coopératives sont des comptoirs tout désignés; l'établissement, par les municipalités socialistes, de minoteries, boulangeries, etc., municipales serait un excellent débouché pour les syndicats agricoles. Au lieu·de laisser les capitalistes s'emparer des petites propriétés mises en vente par autorité judiciaire, le rachat de ces biens par la commune s'impose aujourd'hui. Ils seraient affermés aux syndicats. Les biens accaparés par le clergé feraient retour à la commune et seraient confiés aux paysans groupés. Qu~stion de la grève gé11érnie : Jusqu'à sa mise en exécution, la question restera à l'ordre du jour des Congrès régionaux et nationaux du Parti ouvrier. • Le Congrès corporatif de Nantes est invité, sous forme de Yœu, à
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