La Revue socialiste - 1894 - Tome XIX- vol 01

LA RE\'UE SOCIALISTE Yictoirc contre un des représentants de la haute banque, :111cicndémocrate, soutenu par tous les partis coalisés de la réaction; ù C111j1i (~!odène), où une semblable Yictoirc a été gagnée par Gregorio Agnini, l'organisateur socialiste des coopérati\'es de tra\'ail parmi les journaliers c.1mpagnanls, et le dénonciateur de la traite inhumaine de nos laboureuses de riziéres; à Borgo S Do11//i110 (Parme), où le succès de notre ami Berenini fut aussi une \'Îctoirc socialiste. Différentes autres candidatures ont réussi, sympathiques à notre rnouYement et dont le parti ne put que se réjouir, à cause de leur caractère plus ou moins socialiste; mais comme la propagande de la /111/c de classe n'a pas été le seul et Yrai facteur de leur élection, ces ,·ictoin:s, d'ailleurs très utiles, sont plutàt des symptàmes du temps que de Haies Yictoircs du parti. Un échec douloureux pour nous a été l'élection d'Imola, oü la candidature Andrea Costa, de l'intcrnationafütc, pcnd.111tlongtemps le seul député franchement socialiste de la Chambre italienne, échoua, faute de quelques dizaines de YOix,dcYant les corruptions éhontées de nos adYcrsaires. Aux élections municipales particllcs de ces derniers mois les résultats ont été encore plus encourageants que ceux des élections politiques. A Turin, }.!ilan, Bergame, Crémone, P;1,·ic, Broni, Stradella, Corne, en plusieurs communes de l'Ernilc, de la Toscane, etc., et mème de la Sicile, on obtint des :iffirmations socialistes trés sérieuses et trés encour:igeantes. En tous cas la prop:igandc a marché Yigoureuse, et c'est cc qui importe le plus. De plusieurs de nos défaites nous pouYons nous réjouir autant et plus que des \'ictoircs obtenues. En mèmc temps que notre acti\'ité nous attirait l'attention et les en cou ragemcnts des partis socialistes des nations les plus aYancées, le sentiment de la solidarité internationale se dé\'cloppait dans nos rangs. En toute occasion importante nous a\'Ons tenu ù faire acte de présenet:, au moins par des adresses cordiales, chez nos fréres de l'étr,111ger, et notre obole a été enYoyée aux gréYistcs de Carmaux et aux socialistes combattants d'.'..llemagnc, lors de leur dernière campagne électorale. Nous ne saurions clore cette rapide esquisse de notre action de parti sans rappeler que notre presse socialiste a été la Yoix cour:1gcuse et fidéle de tous nos combats. Nous ayons d1.:jà mentionné la Critim Sociale, la renie éclair1.:cet scientifique, qui analyse les questions compliquées et nous attire les sympathies de ces éléments intellectuels et généreux de la bourgeoisie qui :-ompent hardiment an~c l'esprit de classe et passent ù l'autre rii•e; nous ayons également noté b Lol/a di Classr, l'organe central et la clef de YOÛte du parti. Mais il serait injuste d'oublier la grande quantitt.: de petits journaux hebdomadaires qui, étant donnée la nature éminemment régionale de notre pays, nous sont d'une utilité incontestable. Nommons, entre autres, la Justice de

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==