REVUEDESLIVRES catholique. Peu nous importe, car nous savons maintenant que les lois civiles et économiques réformées selon la méthode de M. Zablet rétablir;iient la prédominance exclusive du mariage religieux, - la liberté entière de tester, - et renforceraient les privilèges des propriétaires hypocritement décorés du nom de fonctionnaires de charité. - M. Henri Joly vient d'aller demander au pape pour les Français la liberté d'association. M. Maurice Zablet lui demande, fort éloquemment d'ailleurs, la République de saint Thomas d'Aquin! La Condition des Ouvriers, lettre ouverte au pape Léon Xlll, par HENRYGEORGE.(Traduit de l' Anglais par G. P. avec préface du traducteur). - Robin, libraire-éditeur, 17, rue Vitel-Carles, à Bordeaux. Tous les maux disparaitront avec la taxe unique. de l'impot métrique, aussi bien les maux politiques et fiscaux que les maux économiques et sociaux. Tout se borne à répartir métriquement les impots . . Dès que ce principe de la cotisation métrique, égalitaire et évangélique sera adopté, il se développera tout seul. C'est du moins ce qu'affirme au signataire de l'encyclique Renon novanw1, l'auteur de Prog·rès et pauvreté. Avec une grande habileté d'exégèse des Écritures saintes, Henry George démontre au pape qu'il n'entend rien à l'É\'an-' gile, que celui-ci condamne notre système d'irnpots et les droits pro- • tecteurs, que justifier la propriété privée du sol par _lalégitimité de l'achat, c'est aussi justifier l'achat de serviteurs c'est-à-dire l'institution de l'esclavage, etc. Bref, le pape n'étant pas pénétré des vertus magiques de la taxe unique foncière, le croyant Henry George ne lui en fait pas moins son p·rocès en règle et avec une verve endiablée qui tombe parfois fort juste. Cette rencontre inévitable des anathèmes sociattx semi-bibliques, semi-économiques de Henry George avec les critiques socialistes de5 collectivistes, a permis au traducteur d'esquisser en son intéressante préface une tentative de conciliation entre les différentes doctrines du réformisme sociologique, sous l'appellation d'anarchisme chrétien. Mais au fond cet essai d'éclectisme socialiste ne sert qu'à prouver une fois de plus : 1 ° la coïncidence et la similitude forcées des critiques sociales ; - 2° la déjà moindre communauté de vues sur les fins de l'humanité; - 3° la complète discordance sur les moyens de réaliser la liberté, l'égalité, la solidarité fraternelle, c'est-à-dire la justice intégrale. Et cependant en _matière sociale ce sont les moyens qui importent le plus.
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