LE PREMIER MAI LEPREMIEMRAI En 1866, le premier Congrès de l'Internationale d~clarait : « La .:ondition première, sans laquelle toute tentative d'amélioration et « d'émancipation échouerait, est la limitation légale de la journée de travail « à huit heures. » Depuis 1a Commune, depuis la Révolution sociale de 187 1, tous les Congrès nationaux et internationaux, toutes les conférences corporatives, notamment en Angleterre et en Amérique, voire même des rapports d'inspecteurs de fabriques, ont affirmé la nécessité de la loi des huit heures et du minimum de salaire, - et des réformes sociales qui -en seront la conséquence et dont l'adoption serait une source de bienêtre général, de grande culture intellectuelle et morale, et une atténuation du chômage, ce sinistre recruteur des dépôts de mendicité, des prisons et des morgues. • Et cependant, contre le socialisme toutes les armes étant bonnes, il se trouve en France des républicains pour accuser les Manifestants du Premier Mai de porter un casque à pointe et de déserter la tradition de la Révolution française. Or, Auguste Comte avait rêvé ,< la Fète de !'Avenir». Or, dès 1832, Emile de Girardin avait formulé d'une man1erc précise la re_vendication des Trois-Huit : « L'industrie doit et peut satisfaire les nouve.1ux besoins qu'elle fait naitre. L'alliance de l'industrie et de !'Agriculture peut et doit résoudre ce problème de tii;ilisation posé aux gourernements par lespwples, à savoir : Que tout homme intelligent, moral et laborieux, avec hiiit heures par jour d'un travail rationnel, effectif, puisse nourrir substantiellement, loger sainement, .v<:tir convenablement sa famille, en assurant l'avenir et le présent, profiter d'L:n loisir de six heures pour s'instruire utilen:ient, et élever honorablemc'nt se; enfants dans la profession il lac1uelle il sera redevable de son bien-être. »., .
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