374 LA REVUE SOCIALISTE Mais nous n'avons pas épuisé toutes les formes de société légale, et, provisoirement. je crois qu'avant d'aller jusqu'à l'anarchie ou de nous résigner à notre odieuse République autoritaire et centralisée, il faut essayer de concilier dans l'état socialiste la plus grande liberté avec un minimum de contrainte. Bien à vous. MAURICE CHARNAY. Nous avons inséré bien volontiers cette lettre, en regrettant qu'un lapsus d'attention, ou plutôt qu'une phrase un peu équivoque de notre dernier bulletin social, écrite trop hâtivement, en ait été la cause. Cependant qu'il nous soit permis de faire remarquer que, si .à la page 238 incriminée un lecteur ignorant peut à la rigueur supposer Charnay classé à tort parmi les anarchistes, à la page 235 il verra le même Charnay catalogué avec les socialistes. Il y a donc au moins doute en notre faveur, doute dont a certainement bénéficié Charnay chez tout esprit non prévenu. De plus les lecteurs de la Revue Socialiste savent que Charnay est l'un de nos collaborateurs ; ils ont lu ses articles qui n'avaient rien d'un anarchiste, au contraire. Charnay leur est donc connu. Enfin ils n'ignorent pas plus que moi que Charnay est rédacteur à la Petite République. Et ils vont apprendre qu'il écrit également au Parti Ouvricrd' Allemane. Quant à moi je puis assurer l'ami Charnay que je lis tous ses articles (parfois trop caustiques dans le Parti ouvrier) avec beaucoup d'intérêt. Par réciprocité je lui demande de vouloir bien profiter à Sainte Pélagie des loisirs forcés que lui donne son injuste condamnation, pour lire les quelques réflexions que j'ai consacrées au livre de Jean Grave dans le numéro d' Août de la Revue Socialiste. Il y verra combien je suis en conformité d'idées avec la finale de sa lettre. A. V.
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