La Revue socialiste - 1894 - Tome XIX- vol 01

MOUVEMENT SOCIAL 357 A. Mortier, Jean Carrère, Charles Châtel, Paul Masson, Auguste Marin, Rodolphe Darzens, Charles Morice, Clovis Hugues, Maurice Barrès, Lucien Descaves, baron G. Gowkowski, Alphonse Allais, Yveling Rambaud, Hector France, Georges Street, Camille de Sainte-Croix, Emile Bergerat. Les wùtwrs congédiés. - Voici la note que nous adresse le citoyen Evrard, secrétaire général des mineurs du Pas-de-Calais : « Les délégués désignés, en Congrès, par les mineurs congédiés du Nord et du Pas-de-Calais, accompagnés des citoyens Basly et Lamendin, ont été reçus par le M. le ministre des travaux publics. La délégation, outre les citoyens Basly et Lamendin, se composait de huit membres: les citoyens Evrard, secrétaire-général-adjoint du syndicat; Cadot, Beugnet, Paris, Darras et Falce du Pas-de-Calais, et les citoyens Moché, Delval et Hense, du Nord. Les délégués ont exposé au ministre le but de leur démarche et remis entre ses mains une liste des ouvriers congédiés par les Compagnies. Le ministre a promis de faire une nouvelle démarche auprès des compagnies afin de les décider a réembaucher le plus grand nombre possible d'ouvriers. Il a en outre déclaré que M. le Préfet du Pas-deCalais pouvait faire occuper trois cents ouvriers par des entrepreneurs de travaux. Il priera M. le Préfet du Nord de faire les démarches nécessaires pour aboutir à une solution analogue. Sur la demande de la délégation, le ministre a également promis d'intervenir auprès de son collègue de l'Intérieur afin que le crédit de 20,000 francs voté par le Conseil municipal de Paris soit mis à la disposition des ouvriers congédiés. Les Syndicats professiowie{s. - Extrait du Parti O,wrier: L'Annuaire des Syndicats professionnels pour l'année 1893 n'est pas encore publié, cependant le journal officiel vient de publier le rapport général sur le mouvement des Syndicats et des Fédérations ouvrières, auquel nous empruntons des chiffres qui ne manque pas d'intérêt pour les prolétaires engagés dans la lutte contre le capitalisme. Le tablea:u ci-après montre que depuis la loi de 1884 le nombre des organisations ouvrières est allé toujours en augmentant malgré les entraves que les autorités d'un coté et la situation générale des affaires de l'autre, opposaient au mouvement professionnel. On verra par les chiffres qui suivent, que les progrès ont été aussi rapides que satisfaisants. Voici, en effet, la situation des Syndicats dans la période décennale de 1884-1893 :

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