La Revue socialiste - 1894 - Tome XIX- vol 01

, MOUVEMENT SOCIAL sanctionne cette résolution, vraisemblablement un petit nombre de sections se sépareront du parti socialiste hollandais et seront remplacées par d'autres dans la même commune. Enfin le congrès a décidé de ne pas accepter un prog1amme de lutte, « contenant des améliorations, qu'on peut réclamer du gouvernement dans la société existante. Surtout par cette dernière décision, comme par plusieurs d'autres, le congrès s'est détlaré pour « l'action économique» et contre \' action parlementaire. Les améliorations sur la base de la société capitaliste et de la propriété individuelle, acquises par la voie de la législation, sont laissées aux partis bourgeois, y compris les socialistes parlementaires. Une proposition de n'exécuter les résolutions, adoptées par les Congrès internationaux. que quand ces résolutions sont conciliables avec les intérêts du parti socialiste révolutionnaire, et une autre proposition, de ne pas envoyer des délégués aux Congrès, qui adoptent des résolutions impératives, ont ëlé retirées, bien qu'Lp1mécontente- .ment général fùt à observer sur quelques dispositions du Congrès de Zurich et surtout sur l'exclusion à Zurich des socialistes indépendants par la majorité des socialistes parlementaires. C. C. DANEMARCK Les femmes électeurs. - M. Bajer, député du Danemark, adresse a .Mme J. Bogelot, directrice du Journal des Fem111es, une lettre dans laquelle il lui annonce qne M. Herman Trier, député de Copenhague, et lui, ont saisi la Chambre des députés (Folketing) d'un projet de loi du droit d'élection et de 'i.'éligibilité communales (ou municipales) des femmes. POLOGNE Le Socialisme. - Les socialistes de la Pologne prussiefne étaient demeurés jusqu'ici confondus dans le grand parti social-démocratique d'Allemagne. Les progrès rapides du collectivisme dans les milieux ou~riers de la Silésie et de la Posnanie, joints à la différence de langues et de traditions, viennent de nécessiter la constitution d'un parti socialdémocratique de la Pologne germanique, aussi autonome que possible, puisqu'il ne relèvera du centre berlinois que dans la mesure où les membres d'une fédération se soumettent à celui d'entre eux à qui est dévolue l'hégémonie.

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