L'ACTIVITE PARLEMENT AIRE inévitable, - ils ont pour ces cas-là assez d'autres moyens de défense, - et la sûreté publique s'en trouve gravement compromise, comme le démontrent les cas où un poste, en se servant de son fusil, a non seulement abattu ses adversaires, mais encore des personnes entièrement étrangères au conflit. Le peuple·doit se garantir de ces effets du militarisme. Le public ne doit plus être expo~é aux coups de feu des sentinelles. L'ordonnance, depuis longtemps pourrie qui, dans certains cas, force un soldat à tuer des hommes paisibks, doit être abolie et remplacée par des règlements appropriés au temps présent, afin que finissent une fois les coups de fusil dans la rue et ks assassinats militaires qui s'ensuivent. Dans la discussion du budget, la fraction socialiste s'en tint à son point de vue accoutumé. En votant contre le budget dans sa totalité, elle n'a pas seulement pris position contre le système économique des classes régnantes, qui tend à opprimer et à exploiter les classes ouvrières, elle a aussi, en refusant les sommes demandées par le gouvernement, protesté de nouveau contre le militarisme, qui pèse d'une façon insoutenable sur ceux qui travaillent et qui, par la « MilitairVorlage » - projet de réforme militaire-acceptée depuis, impose au peuple de nouveaux et lourds sacrifices d'argent et de sang. Après comme avant, le socialisme opposera à la politique militaire et économique du gouvernement actuel son mot connu : « A ce système-là, pas un homme, et pas un centime! » Dans le budget de l'Empire, on retrouve l'expression caractéristique de la politique du système régnant dans les affaires de l'armée et des impôts; politique qui fait dégénérer le peuple et pâtir gravement les classes ouvrières. Cette façon de suffire aux charges publiques par des droits et des impôts sur les denrées les plus indispensables à la vie des masses, prouve que les classes régnantes emploient leur pouvoir législatif pour rejeter les charges financières et personnelles de l'ordre social actuel - qui est fait surtout pour le profit et l'avantage· des classes aisées - sur ceux qui sont financièrement faibles, qui ne possèdent rien. La prédominance d'une classe produit ses effets matériels dans la législation d'une classe. La société bourgeoise disposant des pouvoirs publics et des moyrns d'exécution, la classe ouvrière se trouve livrée à l'exploitation militaire et capitaliste. Les charges énormes que le militarisme impose aux classes ouvrières par « l'impôt du sang » ne suffisent pas à l'insatiable capitalisme. Les impôts qu'exige le militarisme, au service de son fr\!re jumeau le capitalisme, doivent aussi être fournis en majeure partie p.tr le peuple ouvrier. Il est dans la nature des choses que les droits et impôts indirects que la population est forcée de payer, accablent surtout k; grandes masses, qui, par leur situation économique, sont inçapa:,les d'en porter le poids. Le socialisme seul condamne par principe l'état de choses actuel
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==