LA REVUE SOCIALISTE de P:iris? Voici 65"noms d'auteurs ou de périodiques auxquels vous vous reportez. J'ouvre au hasard. Voici une simple inclie1tion bien évocatrice : « Jules Allix : Socialisme praliq1.w, la Commune sociale, ordre du jour de Belleville. Paris, chez Le Chevalier, 1869. » Ou bien l'e:cellente colonne sur les tr:insformations du Rcprésentnnt dit peuple, le jounul cle Ch. Fauvety et Proudhon, fondé le 27 février 1848, p:iraissan t trois jours, reprenant en a vri 1, évitant la suspension générale du 27 juin, reparaissant à Lyon, mais aussitôt s:iisi; reconstitué /1 Paris(« Le p~uple, division des fonctions, indivisibilité des pouvoirs, red. Proudhon), mais saisi, ayant 206 numéros de novembre 1848 à 1849, cessant, reprenant le 1°' octobre 1849 avec la fameuse lettre cle Proudhon datée de Sainte-Pélagie : « Si j'avance, suivez-moi; si je recule, tuez-moi: si je meurs, vengez-moi! » enfin, s'éteignant avec le Peuple de 18:;o... Qye de pensées disparues et de projets oubliés! Ql1e peuvent bien ètre ..:esbrochures citées ;1 chaque page, ce Bnt social (journal de philosophie pontive et des moyens traPsitoires. deux numéros inf. Paris, 8 juin 1842, red. Raginel); cette J[istoire et réfutation du socinli1m1edepuis l'antiquité .f1tsqu'à nos jours (Paris, 18;9, par M. Ch. de i3ussy); cet Exposé d'une nmnelle loi d0 r;rar.,ifati 1 m pour le monde moral et socinl (par Buchkolz, Bt:rlin, 180:), et ces feuilles volantes, tant aimées des Allemands: .,1 eeu.t qui JJe11senPt,aroles sèi:hes. J,es cnuses cle la démocmtie sociale et lesmoyeus rie ln snrmonter, [jn mot JJO'U/' {orti(ter le m•itr de tous les portis! M. Stammhammer a sauvé tout cela de l'oubli : mais il faut surtout le remercier de 1,ous avoir donné la liste de toutes les brochures fouriéristes et s:iint-simoniennes, la bibliographie de tous les grands ouvrages, depuis l'Clo- ;1ie de Thomas Morus, étudiée ici par Benoit Malon, jusqu'au Socialisme inléyral ou au CaJ)ital de Marx; enfin toutes les revues anciennes et nouvelles. Je trouve cette revue encadrée par la Reriœ clu socialisme chrétien (.ht.r saron/s, mu Jmlitiqiies, aux Jffètres ! (Paris. 7 numéros, 18.19), et la Berue socialiste de Léclus(1.3 numéros en 1880, Lyon; depuis le numéro du :;juin: organe bi-rnensuel de la Science sociale). Enfin l'auteur a cité un très grand nombre d'articles épars dans les Revues. C'est ici que sa liste(àlaquelle no11s reprocherions déjà de nous faire impatiemment attendre la bibliographie économique et politique, puisqu'il ne suffit pas de connaître les revendications ouvrières, mais qu'il faut encore connaître l'état de la production et les réformes possibles); c'est ici que sa liste péchera sans doute. Tout le monde lui saura gré d'avoir publié les brochures d'autrefois : est-il bien sùr pour le présent d'avoir fait dans l'énorme littérature des socialistes et de leurs adversaires, un choix définitif? Je trouve de Rouànet - pour ue citer que les collaborateurs de la Revue - 5 articles (sur Henri George et Gronlund, le m:itérialisme économique et Marx et le travail des femmes, 1886 et 1887); .3 de Fournière (1886 et 1887, l'état socialiste, philosophie sociale, l'ouvrier mineur); .3 de Chirac (1887); 2 de Louis Bertrand (1887), 1 de Degreef; rien de MM. Delon, Hamon, Jaclard, Jaurès, Pioger, Veber, et pour quelques autres l'indication d'ouvrages, mais non d'articles même importants. Il suffit de jeter les yeux sur le choix d'articles publiés à la couverture de la Revue et à la fin du 1"' volume du Socialisme inté{Jl'Ol pour mettre en
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