LA REVUE SOCIALISTE classe ». de Landrin; - « Amour et Mariage », par J. Pressigny; - (( Paysans et Capitalistes», par Bebel; - « Barbarie et Civilisation », par Engels; - et enfiu d'Aurélien Scholl, sous le titre Place uette, un spirituel tableau historique de la disparition progressive de toutes les superstitions qui ont successivement barré la route à la marche en avant de l'humanité. Notons encore, à la page 62, une humouristique conversation entre un épicier falsificateur de denrées alimentaires et sa femme, les époux Renardin; - puis les analyses: 1° du Congrès des conseillers municipaux socialistes de France à Saint-Denis; - 2° du Congrès socialiste international de Zurich, des rapports nationaux distribués à ce congrès; - finalement, quelques pages intéressantes sur le Socialisme en Cbilu:. Une innovation heureuse du présent Almanach, c'est par Museux, la revue biographique des Socialistes morts pendant l'année : Jourde, Odin, Picchio - et Benoit Malon, auquel, à son désespoir, Argyriadès a, seulement, pu consacrer quelques lignes de regrets touchants, car l'almanach était déjà composé lors de la mort de notre maitre et ami. L'an prochan, outre la revue mortuaire de l'année, l'almanach contiendra sans doute un mouvement politique et social complet, c'est-à-dire la revue de tous les évènements saillants de l'année, dument classés suivant leur ordre d'affinité avec le mouvement ou parlementaire, ou communal, ou syndical, ou s0cialiste. Voilà la seule l:.1.cuneque nous ayons à constater dans la manière dont est conçu cet almanach, comme toujours clôturé par une liste de journaux socialistes du monde entier, - parsemé de pensées détachées t:mtôt profondes, tantôt ingénieuses; - et précédé d'un triple calendrier grégorien, républicain, socialiste, - lequel est aussi accompagné d'éphémérides du Socialisme et de la Libre-Pensée. Sur la première page de cet almanach on lit : << L'almanach est chose plus grave que ne le croient les esprits futiles ». Cette pensée de Michelet est constamment restée l'étoile conductrice d' Argyriadès. N'est-ce pas le plus bel éloge que l'on puisse faire de cet almanach et la meilleure incitation à son expansion. A. VEBER.
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