La Revue socialiste - 1893 - Tome XVIII - vol 02

LA REVUE SOCIALISTE et les ::imélior:üions su-:ccssivcment apportées, et les curios:tés qui le re1~0~1·1=l1ent. Le deuxième, celui de 1892, valait mieux que le premier. Le troisi~me de 189.3, outre quelques petites réformes matérielles, était illustré. Celui-ci pour 1894, est encore illustré. Il s'ouvre par une gr::ivure où le rhinocéros capitaliste. v::i se jeter b tête la première contre le front de la locomotive qui emporte le train socialiste. Très crâne, la jolie mécanicienne, une superbe Marianne, coiffée du bonnet phrygien, regarde tranquillemeut la bête qui obstrue la voie. Elle ne redoute p::is du tout que le Capitalisme fasse derailler le Socialisme. Plus loin, deux autres Marianne, l'une allégorique, l'autre pseudonyme. L;allégorique de Willette est toute petite. Victor Hugo l"aide à porter sa charge « comme Jean V:.ljean aidait Cossette, Victor Hugo a aidé 1::tj.eune Marianne. n L'autre Marianne, c'est Je portrait assez réussi de la signataire d'une bien délicate « histoire vraie». Son véritable état-civil, vous le trouverez à la page, où dans leur« cahutte» d'Auteuil, sont photographiés M. et Mme Argyri::idès avec leur gentil petit Platon. Ç:1 et là, les portraits fort ressemblants (à p,1rt celui de Magalhaës Lima. Jéguisé en nègre), d'Hector Denis, Aurélien Scholl, Louise Michel, Bebel, Paule Mink, Engels, Emile Zob, Liebknecht, John Burns, Andréa Costa, Vandervelde, - et Lavroff, qui a une vague similitude avec le bonhomme Noël des images enfantines. Nous signalerons encore trois autres gravures : 1° une exhumation d'u1:~ c::1ricature du Paris communeux : allongement du nez de MM. les Propriétaires en présence du décret de la Commune suspendant le paiement des loyers; - 2° de Maximilien Luce, la liberté bourgeoise et capitaliste représentée sous l:i forme d'un malheureux forgeron enchaîné à son enclume par la double chaine du Capital et de l'Etat; - 3° de Henri-Gabriel !bels, deux inoubliables tètes de « dignes» bourgeois satisfaits, dont l'un dit à J"_autre : « Mais il en faut. Monsieur, des gens qui meurent de faim! Car si tout le monde mangeait ...... la valeur de l'argent baisserait et alors ce serait. ..... terrible ...... ! ..... Môssieu ! ...... terrible ! ! !...... » Q_l,_1anatux excellents articles contenus dans l'almanach de 1894, ils sont ;1ussi variés que les années précédentes. Tout d"abord, des vers de Georges Renard et de Jules Guesde, que peu de lecteurs assurément savaient poètes. - De Georges Ren:1rd, une hymne pleine de souffle à la solidarité. - De Jules Guesde, une magnifique hymne à la Mo1t. Au reste, dans les n2 pages de l'almanach, les vers alternent avec la prose. - Apres une fière réponse d"Argyriad~s à l'hypocondriaque pamphlet d'Yves Guyot, sur la « Tyrannie socialiste n, - voici un s:1uvage « Souvenir d'enfance», de J.-B. Clément. - Ailleurs, une pièce posthume de Pottier : « Jean Misere »; - une chanson épique de Jules Jouy, sur les<, Inconnus»; - une << Voix d'Outre-Tombe », inédite de Vermesch; - uue poésie de Louise Michel « Avant l'Aube»; - « Avant la chùte », de Clovis Hugues; - <, Le Pauvre». de Jean Ajalbert; - « La Morgue », de Gustave Maroteau; - « La Chanson du linceul », extraite des« Tisser:mds »; - « La Chanson roumaine clu 1" Mai », p:1r Constantin Millé ..... De notre pauvre et cher Malon, un assez long article. qui pourrait avoir pom exergue cette prédiction cl'Aristote, dont la cleuxi~me partie est toujours

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