La Revue socialiste - 1893 - Tome XVIII - vol 02

. CORRESPONDANCE Donc: Aucune proposition de rach:.1tne fut faite à l'ennemi; G:rn1bctt:1n'appela jamais personne à Tours; Aucune objurgation foudroyante ne fut adressée à la municip:ilité d'Evreux. Premier point éclairci. Deuxi~me point : Un c.~rtain jour enfin, on vint annoncer les Prussiens pour de bon. En effet, une cohorte 1ssez nombreuse, munie d':irtillerie, est sign:iléc sur le coteau sud domin:rnt la vil le. Gr:ind émoi dans la population. La canonnade commence, des boulets sont bnc~s de tous côtés, un peu au hasard. Les dég:i.ts sont de peu d'importance. L:i mun icipal ité est à son poste. De C')Urageux citoyens, n'écoutant que leur patriotisme, s'élancent armés tJnt bien que mal vers le lieu du combat. En moins d'une demi-heure, tout ce mond~ 3r111écouvre le talus du chemin de fer de l'Ouest, qui devient un rcmp:irt improvisé. Une fusillade nourrie répond au canon qui gronde toujours. De hardis cavaliers ennemis descendent vers la ville à bride :iL,:lttue; mais ils sont accueillis avec une telle fusillade qu'ils remontent aussi vite quïls sont descendus; pas tous (~pendJnt, car un gradé ainsi que son chev:11 sont tués roides. Plusieurs autres hommes et leurs chevaux sont assez gric'!vement blessés. Le corps entier voyant l'insuccès, fait une volte-face, qui ressemblJit, p3r3ît-il, à une vraie déroute. Une pauvre darne de la ville reçoit une balle prussienne qu_i·b blesse mortellement. On ne peut donc pas dire d'Evreux, ce qui, par:iît-il, fut vrJi pour N:rncy. Vers décembre, des parlementJires viennent traiter de la reddition de b. ville. li leur est répondu par la municipalité que b ville ne cédei':i qu'à la for.:e et si vous venez comme en octobre, dit le maire, vous aurez le même acueil. Aussi, quelques jours après, deux corps d'armée sont signJlés, qui investissent la vilie de deux c.ôtés. C'est tout simplement pour rendre véridique cette p:1rtie de notre histoire et aussi pour dégager la responsabilité de l'administration municipale d'alors, que je vous prie de faire au prochain numéro, la rectifi-:ation que je sollicite. Veuillez agréer, Monsieur !'Administrateur, i'assurance de ma considération distinguée. Un de vos abonnés, Ch. CORBEAUX' Adjo11t au mair.: d' Evr.:11x eu octobre 1870. Je suis en outre le Corbeau rouge découvert par le Figaro, lors du pass:ige it Evreux, de Mac-Mahon, allant à Cherbourg. ..,.

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==