La Revue socialiste - 1893 - Tome XVIII - vol 02

LA REVUE SOCIALISTE natur~. les ètr~s, tout ce qui vit, sent et souffre. En voici d'autres plus pratiques, en quelque sorte, plus positifs : c'est l'amour de la liberté \'anté par nn moineau franc à un serin en cage (Phtlosop&ie d'111111w.- 11en11): c'est l'inflexible logique de l'enfant questi0nneur démontrant le caractère factice de notre organisation industrielle (les Frères de /nit); c'est l'admirable. ,, leço11de solidnrité >' donnée aux hommes par les hirondelles, la leçon de fierté donnée à ceux qui peinent par les fourmis noires, travailleuses, délivrées par une révolution du joug des paresseuses fourmis rousses, leurs anciennes maitresses. (Histoire d'u11e Rép11bliq11e); c'est enfin, une page poignante, les tristes souvenirs d'un enfant qui, du haut d'une fenètre assiste à la sanglante répression de la Commune, (Souvenir d'u11ejournée de Ma,). Qu'il nous soit permis, à l'occasion de ce dernier récit, d'élever un doute. L'auteur écrivait pour des enfants : ne l'a-t-il pas parfois un peu oublié. sinon dans son style, toujours simple et clair, au moins dans le choix de certains sujets, ce sombre tableau d'une révolution, par exemple, d'autres contes aussi tout empreints de philosophie 1mitérialiste et anti-cléricale? Les jeunes intelligences sont craintives, il ne faut pas les effaroucher. Et d'ailleurs, à quoi bon initier trop tot l'enfance à nos misères. à nos tristesses, lui parler de luttes et de révoltes? Ne vaut-il pas bien mieux tremper vigoureuse-,,,. ment son esprit, lui assurer pour l'avenir la force et la bonté en • l'emplissant des généreuses idées de solidarité, d'amour et de justice? Mais. cette critique est toute de détails. s'adresse seulement à quelques pages: dans son ensemble, le livre d'Emile Odin est réconfortant et fier, ces semailles seront fécondes, la moisson sera belle. Pourquoi a-t-il fallu qu'un vaillant. un convaincu. un ardent tra- ,·ailleur comme l'était Emile Odin fùt arraché si jeune de la lutte et en lev<:! à trente-trois ans à l'affection de ses nombreux amis? Paul LAGARDE. BULLETINBIBLIOGRAPHIQU Les Musées Commerciaux et !'Exposition de 1889; le Musée Commercial, Métropolitain, Colonial et Universel de Paris, par Paul Vibert (Théodore Vibert fils), Paris, Gustave Guérin, éditeur, 22, rue des Boulangers, prix J, 50. L'Electricité à la portée des gens du monde. par Paul Yibert (Théodore Yibert fils), à Paris, librairie centrale des sciences, J. Michelet, 25, qu::ti des Grands Augustins. Mon berceau, hi~toire :111ecdoctique. pittoresque et économique du 1"' arrondissement, par Paul Vibert A. Bellier et Cie, éditeurs, 7, rue Baillif et rue de Valois, !8, Paris. La Civilisation grecque et le travail, discours prononcé à la distribution des prix du Lycée de la Roche-sur-Yon, par Emile Pagès. professeur agrégé de philosophie à la Roche-sur-Yon, typographie Alfred Galipaud, 2, place de l::t Préfecture. Esotérisme et Socialisme, prix J fr., par Albert Jhouney, Paris, comptoir d'édition, 14, rue Halévy, Le Courrier de la Presse (.3• année), 19, boulevard Montmartre. A GA1.1.01,.;, directeur, communique les extraits de tous les journaux du monde sur n'importe quel sujet. le Directeur-Gérant : BENOIT MALON. 431--93. - lmp. PoL MA YEUX, Route Stratégique du Mont-Valérien, SURESNES,

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