LÉGISLATION DIRECTE PAR LE PEUPLE bourgeoise: elle Yote en conséquence et cela d'après les sysfomes électoraux surannés et i1~justes. Or, c'est un fait depuis longtemps reconnu par le prolétariat conscient. que " la loi n'est que lïntérèt du législateur. >' Les lois faites par les parlements ne peuvent. en réalité. pas ètre autre chose que " les intérèts écrits des classes possédantes ,,, qui ont toujours la grande majorité dans les parlements. Il est nai que, occasionnellement, on voit surgir une loi qui Yient au devant des exigences les plus pressantes de la classe ouvrière: mais ceci n·a lieu que lorsque les diverses couches des classes dirigeantes se queïellent au sujet de leurs intérèts de partis et qu'elles se voient obligées de demander l'appui des classes ouvrières. Mais, hormis ces cas, les parlements ne prennent en considération les exigences du prolétariat que lorsqu'ils se voient menacés d'une révolution et espèrent y échapper en faisant des concessions. Le parlementarisme, au moyen duquel les classes possédantes maintiennent leur domination politique. tout en faisant préYaloir exclusivement leurs intérèts économiques de classes, est la causl! que la " législation " mème dans les Etats les plus avancés, est ,< en contradiction flagrante aYec le déYeloppemcnt économique. » Depuis longtemps déjà, les progrès faits dans la technique et dans le mode de production capitaliste auraient rendu non seulement possible, mais mème nécessaire l'introduction de la " journée de huit heures " en vue de réduire l'armée de réserve industrielle ; mais les parlements ne songent nullement à l'introduction de cette réforme. ,< L'exploitation des peuples par les droits protecteurs, >' est en contradiction la plus flagrante avec le mode de production capitaliste institué en vue du marché universel: mais les parlements ne se soucient pas de supprimer ce système de rapine. Le " militarisme ou le pied de guerre en permanence " est une sanglante ironie de la tendance cosmopolite du mode de. production capitaliste ; chacun s'aperçoit que cette démence conduit tous les Etats européens à la banqueroute; mais, partout, ks parlements sont les plus fidèles soutiens de ce système, parce quïls considèrent les armées permanentes, moins comme une force protectrice contre des ennemis extérieurs, que comme un rempart contre la révolution du prolétariat. Il s'agit donc de conquérir une forme de législation au moyen de laquelle le ,< peuple même >' soit appelé à décider sur les questions de « choses •> dans les ,< faits. " il arriYera bien vite à comprendre ses véritables intérêts et trouvera le moyen de les faire prévaloir. Il n'y a nul doute, par exemple, que la question du militarisme serait réglée en bien peu de temps par tous les peuples du centre et de l'ouest de l'Europe et que l'Europe entière serait enfin délivrée de ce terrible cauchemar. Une pareille Europe n'aurait plus rien à craindre de la
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