MOUVEi\lE:-.IT SOCIAL tion de la Vil\~. - Les salaires des ouvriers de la voirie. considérés comme des manœuvres, sont maintenant égaux à ceux des autres travailleurs. De plus, le système des amendes et des suspensions a été aboli, etc. Toutes ces réformes ont été dues à l'initiative des conseillers rnunicip:lllx socialistes. Les Sociétés d'nss111,111ces cl les b,1bifofio11s owvncrcs. - Le dernier bulktin de la " Société financière de- habitations à bon marché ,, rapporte qu'au mois de mars 1893, il s'est réuni à Berlin t:ne conférence à laquelle ont pris part des représentants des institutions publiques d'assurances, ainsi que de l'assurance contre la vieillesse: on y a discuté la question de l'ernploi de la fortune disponible a la construction d'habitations ouvrières. La grande rnajorité des délégués présents s·est prononcée en faveur de cet emploi. On a écarté l'idée d'ad1eter des terrains et de construire directement; en présence des cornplications qui pourraient en résulter. on s'est arrèté au projet de faire des avances aux autorités communales et aux associations présentant des garanties de solidité suffisantes. Le bureau imp~rial d'assurances, chargé du contrôle gé11éral en Allemagne, a approuvé les grandes lignes tracées dans cette réunion: rnais il a recommandé, vu le manque d'expérience et de pratique, de procéder avec la plus grande prudence. la jo11méc de b11itiJl'llrcs. -Le Gc..<"erbegcrù·gt (institution spécialt: à l'Allemagne qui tient a la fois des conseils de prud'hommes français et des conseils de tra\·ail belge) de Francfort-sur-le-Mein a fait pan·enir les proportions sui\·antes au premier magistrat de la ville : I. L:i ville de Frandort nïmposera pas aux ouvriers travaillant pour elle, de~ journées de plus de huit heures; l'application <le cette mesure n"entrainera au01.1e rJduction de s:ilairè; la r~munération hebdomadaire admise actuellement ne sera pr,s diminuJc. 11. Le paien1c11t dcs s:1laircs s~ra fait rJgulièrement le vendredi :iprèsmidi. Ill. L:i ville de Fran.:fort exig~r:1 pour les travaux qu'elle mettra en adjudication, que la durJe de la journJ.: de travail ne dépasse pas huit heures, tant pour les femmes que pour les hommes. Ces propositions étaient accompagnées de la note suivante « 11 est incontestable que nous eussions pu exiger dav:rntage et dema11d.:r « 11 la Ville d'user du droit qui lui est reconnu par le paragraphe 119 de la « Gcwerheordnung, d'imposer, par une rJglcmentation locale, la journée de <, huit heures à tous les entrepreneurs, industriels, 'etc., employant des ou- « vriers. Si nous ne faisons pas usage aujourd'hui de ce droit, nous n'entcn- « dons nullement engager l'avenir. Cette fois il ne s'agit pour nous que de <( demander l'application d"une mesure dont l'exécution ne soulevera aucune
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