MOUVEMENT SOCIAL La pension de rdraite est assurée aux travailleurs ,:gés en moyenne de ou ans. Le montant de la pension est lixé :t 1:,0 francs pour la premiére catégorie, à 11 o pour b deuxième et i1 11:, francs pour la dernière. La cotisation hebdomadaire est de 7:,, ;::; et 2:, centimes pour lesdites catégories, moitié à la charge des patrons et moitié it payer par les travailleurs. En outre. l'Etat verse 11 la caisse d'assurance une somme annuelle, dont le maximum ne sera atteint que dans quatre-vingts ans. L'assurance obligatoire. m.:me clans b mesure restreinte ci-dessus indiquée, ne peut qu'améliorei la situation pour ainsi dire morale des travailleurs. ~t leur donner plus de courage et de persévérance dans la lutte oü ils sont engagés pour arriver :1 leur délivran.:e. RUSSIE La d,:porlalio11 ,'11Sib,;ri,·. - Le Zuln11!f! publie la stati ·tique suiv:rnte du docleur Jad"rinzew, l'infatigable explorateur de la Siberie. M. Jadrinzew a réuni dans un volume,c?l11.î/ùi,111x bi~toriqu,•,:pour l'Histoiruli: la drpc•rlalio11,·11Sib,:ric toutes les données éparpillees dans les archives et les registres desprisons. De I Oj :, 1 1. un total de 042,000 personnes ont pris la route dt! l'exil. par111ile5quelles uni! centaine de mille accompagnaient volontairement des déportés. Depuis 1807. la déportation n·a fait que« croitre et embellir» dans des proportions gigan !èsques. De 1807 i11811, le nombre des déportés fut de 10,1j;. De 18::;7 :i 1801. de ,o. 11. De 1 '77 11 18 9, de 80.;;0. Le traitement infligé :1 ces malheureux est tel. qu'un dixi,'·111,d· t'~ ,·xi/,;,: 111,·11rct11 roui<' .1 AUTRICHE-HONGRIE U11 d,:p,1rl,ï11,•11/ du lr,11.:ail. - Les études pour la création d'un département du tr:1vailsont poursuivies:1ctive111entau Ministère du Corn111erceA. vant peu un projet St!ra soumis au Parlement. Ce département s'o.:.:upera avant tout des questions concernant le mouvement des ouvriers et des salaires. Les statistiques seront dressées non pas au moyen de renseignements recueillis par les fonctionnaires politiques ou les ch:imbres de commerce, mais au moyen d'enquètes faites sur place par un personnel spécial. La jour11,:,:rfr huit b,·ur.:,. - Les ouvriers des mines de la Bohème org:inisent en ce moment un référendum au sujet de la question des trois huit. La fédération des mineurs est représentée dans chaque exploitation par deux « Yertrauens mënner >l (hommes de confiance). Ceux-ci ont dressé des listes des ouvriers de leur circonscription et demandent à chacun d'eux de marquer 11 côté de son nom sïl est partisan ou adversaire de la journée de huit heures. Ce~ listes seront transmises au parlement.
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