MOUVE,'llbNT SOCIAi. 2 3 'i • compte tenter prochainement dans une partie de l'Afrique centrale anglais~, au pied du Mont Kenia l'expérience suivante: Chaque colon sera mis en po!'se,sion d'une étendue de terre qu'il dcvr:1 défrkher et faire valoir. Mais où prendra-t-il k capital nécessairc pour rachat du matéricl agricole':- A la <, Banque centralc '>. pré:ilabkmcnt fondée et :ilirncnlèe par des moyen~ qu'il ~erait trop long d'énumérer. Cette banque ne r:sscmbler:i en rien il une m:iison de h:inquc ordinaire. Ct: ne ser:i pas de l'argent qu'on y distribuera. 111:iidses m:ir.:h:indises de tout.: sot te, produits d'alimentation, instruments agricoles ct objets de première nécessité. Ainsi un colon aura-t-il besoin d'une charrue, il s'adress~ra à la Banque centrale. qui la lui livr.:!ra. Mais en retour. le colon devra porter toute sa récolte ou s::i moisson, - sïl est cultivateur-li cetk mème b:rnque et il la fin de l'année les comptes seront faits, sous déduction d'un léger impôt. BELGIQUE L· Mi11im11111 d,· ,,1',1ir,· l'I /,1 Vil/,• d,· Brux.•/!.-,. - Extrait du P.·11pl,·: Lc héros de Molii.re faisait de: la prose sans le savoir. L':idrninistration communal..: de Bruxelks, dit aujourd'hui notre consœur laju,ti.-,·, qui combattait jadis unc propo,ition, faite :iu con~etl .:ommunal, en vue d'introduire dans ses ..:allier-, de<;.:h:irgesla stipulation du 111inin1umde s.1lairc, vient de l'y introduire ck s:i propre initiative. Nous ne pouvons que lui en s:lVoir gré. ll':tutant plus qu'on ne se t,orne p:is 11 régler le salairc, on r~gle en m0mc to?rnps... ks heures du travail! C'est ainsi, et nous le prouvons. On se r:tppelle. que lors du vote d'un ..:redit de 10.000 fr. devant ~ervir :1 l'cx~.:ution de .:ertains tr:iv:iux 11fairé par l.:s ouvriérs sans tr:1vail, la Ville eut rc.:ours à une adjudi.:ation restreinte pour l.:s travau:-. du quartier du Nord-Est. avenué de la Braban(Onné. Or, le cahier d.::s .:harges de .:1::tteentrepris.:: po1k bien ndtcment Cé$ cl:n,ses : « Lé mini111u111lk s:tl:lire sera de vingt-.:inq .:entime~ l'héurc; œ salaire ~er:t payé journellentent contr1: la ré111is.:d.::s outils. L'éntrépreneur pourr., né:1n111oinsemployer l.::souvriérs :1 la t;iche, du .:onsentcment de ceux-ci et pourvu que le salaire moyen, pour chaqu~ brigade, :itteignc :Hl moins deux fran.:s .:inquante centimes p:tr journée de travail dé dix heures. Le sal:tirt:: pourra en œ .::is ètre p:tyé par semain.::. » Comme on le: voit, non seulément on y fixe un minimum de salaire. m:iis aussi un maximum lÏht::ur.::s· dé travail (dix heures) d on r~gkmente k p:iiément des s:ilair.::s. Le salaire, il est vrai. n'est p:is bien élevé, mais enfin le principe y est. c'est un minimum. On :i donc posé un précédent, comme on dit dans les bureaux, et poser un précédent. pour les administrations, c'est comme qui dir:iit faire un premier accou.:hernent; le reste n'est plus qu'un..: question d'habitude. On ne pourra donc plus se retrancher derrièré les pré.:édents, lorsqu'on demandera de nouv:!au 1'i11trodu.:tion d'un minimum de s:ilaire dans les
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