La Revue socialiste - 1893 - Tome XVIII - vol 02

MOUVEJ\IENT SOCIAL de 1892 (le rapport concernant cet exercice n·a pas encore gistre 43 1 associations, représentant 1. 109,014 membres 43 millions de cotisations. paru) enreet pl us dt: le Co11gr,'·, des Socù:té, coop,:r.1/h•i:s. - D'après/.: Pcupl,:: Au Congrès di: Bristol assistaient 700 délégués représentant 800.000 membres et 994 succu rsales tant en Angleterre que dans le pays de Galles qui se trouvent en relation~ d'affaires avec la S~ciété centrale de Manchester. Du r:ipport sur le mouvement des affaires, on apprend c]u'il s'e t ékvé ;1 plusieurs centaines de millions, et que la plupart des Sociétés coopér::itiv-:s ont donné, en 1891, des résultats s:itisfaisants. Cependant. ce n'est p:is le cotè financier auquel il faut attribuer le plu~ d'importance. Tout considéré, c'est que les marchandises qu'on :i livrées sont de la meilleure qualité et présentent des garanties plus sériet:ses de n'ètrc pa~ sophistiquées, et le personnel est payé suivant les tarifs acceptés p:ir les Tr:idesUnions. On a fait,en outre, remarquer ;1 juste titre que les fabriques, :iteliers et magasins des différentes sociétés coopératives rem plissent toutes les conditions voulu.::~ au point de vue de l'hygii:ne, les inspecteurs des fabriques ont m~me insisté :1 plusieurs reprises, dans leurs rapports, sur la tenue parfaite des locaux où travaillent les ouvriers des sociétés coopùatives. De mèrne que d'autres Congrès, le Congrès de Bristol s·est occupé di: l:1 maniere d'arriver à une action commune et directe, entre les Trades-Union~ et les Sociétés coopératives. Malheureusement. jusqu'ici cetk idée n'a pu être réalisée: cependant les relations les meilleures existent entre les deux organisations ouvrières les plus puissantes de l'Angleterre. Jusqu'ici on peut dite que les Sociétés coopt:'ratives sont demeurées étrangères au mouvement ouvrier. Au Congrès de Bristol, Ben Tillet et Jack sont intervenus, au 110111 du Comité parlement::iire des Trades-Unions. Dans son discours, Tillet exprima l'espoir de voir bientot les organisations ouvrières et les Sociétés coopérative:- dc l'Angleterre marcher ensemble et d'un commun accord, pour préparer les conditions nécess:iires en vue d'une réorganisation de la société actuelle. La 111isère. - Un rapport publié par le Département du travail fournit des chiffres éloquents sur le développement de la misère en Angleterre, le pays par excellence du capitalisme. Au mois d'avril dernier, la population de Londres était de 4, 2 1 1,056 habitants; sur ce nombre il _y avait 93, 1 :;3 personnes dans les dépots de mendicité, soit 22 1 sur t0;000. La situation est plus sombre encore dans la City, la partie riche dê Londres, où sur u11epopulation de 247,140 habitants. il y avait 10,533 pauvres. soit 426 sur 10.000. Elle n'est pasplus favorable dans les autres parties du pays; elle était la plus triste à Stockton, où sur 10,000 personnes il y avait 408 pauvres et la moins pénible à Birmingham, où la proportion était de 114 sur 10.000. La moyenne pour l'ensemble des districts anglais était de 201 pauvres sur 10,000 habitants.

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