' Dl-. LA ',,\l'UIŒ ET DU CARACTI-.RI ORGANIQL'E üES LOIS SOC:IAI.I 5 1 ï<) l'organisme: cavité et canal digestif, puis canaux circulatoires ,l\·ec liqui,l-! plasmatique de plus en plus différencié. jusqu'à cc que nous arrivions au sang des animaux supérieurs. C'est à Claude Bernard que nous devons cette heureuse et f écondc conception du sang envisagé comme le véritable milieu nutritif des organismes supérieurs: cela nous a permis de nous expliquer une foule de phénomènes physiologiques et pathologiques, lkmeurés jusque-:à fort obscurs, et ·surtout a été un acheminement \'ers la conception toute moderne de la gradation des phases de la nutrition. d ·autant plus multiples qu'on l'envisage dans des organisme:, plus élevés dans la sàie organique (1). Or, tous ces aperçus qui ont grande peine encor\.! à se faire :tccep ter de beaucoup de savants sont cependant indispensables ù qui \·oudra essayer de comprendre notre théorie du milieu économique cm·isagé comme le milieu nutritif de l'organisme social. D'apri!s ce que nous avons dit de la facilité à s·adapter à ses con- _iitions de ,·ie. plus grande chez l'homme que che1. n ïmplwte quel autrl.! animal. plasticité, du resk. qui est pour nous la 111-.:illeun:explication du dé\'doppcment et du pro~res intdlectucls de 1ï1umanité. nous devons bien admettre qu-: les premiLrs hommes ont été néccss:--irement amenés à se plier aux conditionz; d'existence qui lèur étail:nt imposees par les kmps et les lieux et qL:e. en raison de b ml!mc pla'.'>ticité. ils ont du s'adapter. chacun différu11111ent. sui\'ant la di,ersik J~-, circonst.mces et des possibilités de -;atisfaire leurs h: .c,ins. t1l)U t1cs ditli:renciations d:rns les membres d'un mème groupe, su;,•;rnt les rnn lc:, tf alimentation et d'habitation imposés par le., ..:ircol'stanc,:., et l'oriµ;ir1e des prcmi~ïes utilisations de moyens artifkicls pour 1.1 clia-;se. la pe..:i1e. b culture, l'habitat et k \'dement. Or. toute-; ce:.-adaptations 11l:u,·ent. en réalité. ètre assimikes aux adaptations des protcorganismes tfou nous \'Oyons sortir la d1fférl.'n..:iation anatomique, la formation de:- t,rgane:-. des membres l't des appareils. cn particuliLr; de l'app:1reil diµ;estif. depui., la simple utri..:uk alimentaire jusqu 'il la forn1:1tion d ·un \'éritabk tube digestif. puis la di, ision du travail de prchcnsion des aliments par la bouche a\'ec ou :-.111ms andibules, p:ttks ou mains. etc. En effet. les premieres difïércïiciations indi,·idudlc., parmi les membres de la société, an:iit?~ucs aux différenciations :111ato111iqucset fonctionnelles. consistent d:rn:; la di\'ision du tra,·ail de ra,·itaillcment du group..! entre les membres qui de\'iennent le.;; uns ch:1sseurs, le:; ::iutres p~cheurs. les autres cultivateurs. etc.; les dilT-:renciations dans les individus entrainent des adaptations correspondantes dans le milieu ambiant, tant par suite de la consommation des produits naturels du ( 1) Li Vù· d l,1P.:11s,:,, nu tri lion ; Synth~s(! organique.
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