La Revue socialiste - 1893 - Tome XVII - vol 01

LA REVUE SOCIALISTE Durée du fravail.- La journée sera de huit heures au maximum clans tous les services. Les heures de présence partiront de l'entrée et de la sortie des dépôts, chantiers et bureaux. Les heures supplémentaires ne se1·ont commandées que dans des cas déterminés : accidents, enlèvement de neige, etc., et seront payées doubles. Fermetures des gares. - Fermeture des ga1·es petite vitesse, les dimanches et jours fériés, toute la journée. Fermeture des gares grande vitesse (messageries), les dimanches et jours fériés. à dix heures du matin. Changement de service du jou,· à la nuit.- Suppression des dix-huit et vingt-quatre heures de travail aux changements de service. Cn repos de vingt-quatre heures sera accordé à tous les chan;.;ements de service du jour à la nuit, et vice-versa : ces changements devront se faire tous les quinze jours au maximum. Dans aucun cas ces jours de repos ne devront compter comme permission. Repos obligatoire. - Chaque agent aura droit, une fois par semaine, à une cessation de service de trente-six heures inint~rrompues. Congés. - Un congé annuel de quinze jours, avec solde entière, sera accorde à tous les a1;ents, avec faculté de le prendre en une ou plusieurs fois, aux époques choisies par lui, en tenant compte des nécessités de service. Chaque fois qu'un agent partira en congé, il devra être remplacé dans son service, pour que ses collègues n'aient pas à souffri1·du surcroit de traYail. !>i,pou1· une cause quelconque, ces congés n'avaient pu être donnés, ils seront payés en supplément, au même taux que le prix de la journée habituelle. Supp,·ession des gratifications et des p,·imes .- Les gratifications n'étant jamais ou ra1·ement données aux méritants, leur chiffre étant exagéré quand elles sont distribuées aux chefs, il y aura pa1· leur suppression un moyen facile d'augmenter les appointements. Les primes des mécaniciens, chauffeurs el agents des tl'ains seront également supprimées ; le traitement de ces catégories sera augmenté en consé~uence. Supp,-ession du marchandage et du travail cl la tâche. - Appliration de la loi de 1848, abolissant le marchandage. Suppre~sitJn des amendes, des mises en charge et des mises à pied.- Leu1·remplacement par des réprimanrles, avec ou sans inscription au dossier. Et enfin, un projet-règlement d'une Caisse de Retraites uniforme pour toutes les Compagnies. On1•rier.~et f'Jn])loyésdel' Etat : les facteu r.1 des Po8/es. - Le mouvement syndical gagne jusqu'aux ouvriers et employés des serYices publics. L'inquiétude gouvernementale qu'il fait naître •existe depuis longtemps et grandit visiblement. Témoin la lettre adressée le 17 mai dernier à M. Dupuy, président du conseil, par 1\L8ainte-Claire-Deville, directeur de la Manufacture des Tabacs, et publiée par la Libre Parole: lllonsicur le Président, Paris, li mai 1893. A la suite de la demande que j'ai eu l'honneur de vo1f!I ad1•esser, il y a une quinzaine de jours, à l'effet d'obtenir de vous la faveur d'un entretien sur la question des rapports existant aujourd'hui entre les administrations publi-

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