REYUE DE LA PRE:;SE t;TRAXGÈRE G2;, tout-:t-fait « lombrosien >J de R. Garofalo i;m· « l'Ilomicide én lt:ilie >J, dont les conclusions sont as,;ez durc8-se 1U•harra$St>prar tous les moyens ùu eriminel-né, - on trou ,·c un artic:IP lie P. E. Prola, qui atténue singulièrement les conclusions de l{. Garofalo. « Lesremhlcsaux symptômes douloun'ux si fortement anatomis{•s par R. Garofalo, 1lit en terminant P. E. l'rola, ne parai,.;scnt <lenùr tltrê's cherch{•:; plus profondément et a<lministrés plns railicalement qu'aucun article 1lu codé pénal nP peut le fairt'. » Ilomicille et suicide ne sont qu'en apparence de;; questions purement pénales .. \.u fond, ce sonl des question,; sociales. C'est lllH' ,·?rité qu·a mise fortement en lumière ~I. G. Tarde, en France. Il faut sortir de la ca,;e obscure où HP complaisent les criminaliste,- de profe,;,;ion pour rentrer à la plt.>ine lumi!'.•rt.>dt.> la vie sociale. L'anthropologit.>, la m<>nsuration des er,încs par ile,:; mi-thode;; perfoctionnée;;,l'examen micrographiqut> de la substance cérébrale ,;ont choses excellentes dans leur gènn•, <"t que nous 1ù1,·ons aucune raison iti de plaisanter: mais di•,; que• h•s sarnnts spétialisteR concluent et rai,;onnent, il;; C!'"sent de protit<'r de leur Apt•cialité, ils Ront comme tout le mon1le irn,truit. Ll,-t,ombent ;;ou;;la criti(1ue. H.i!'n de plu;, pau\T.:, ayon,; k courage de Ln·ouer, 11ne la partie phi lo,;ophi11 ll<' dt>..œ, n \TCR d1' Lombroso. Le;, conclusiom, pénales qu'en tire Garofalo ne nous paraissent pas plus s<'.•rien- ;,es. Les peine,;« irrémi~,;ihl<•s » (la peine de mort),leR pcineH « le,; plus durl'S l> (tr,1Yat1xforcrs à pt>rp{,tuit<\emprisonncml'nt ccllulair,•) qne recomman!le si vivement H. Garofalo, nous Remhlcnt inférieures it la roue et it l'i•cartclleme11t. 11 faut che1·cher, sinon trouver,autre chose. R. Garafalo, lui-m<~me, il la fin ,le Ronarticle, avoue que le~ ri•preHsions pfnalcH proprement 1liteR sont radicalement impui,;,.,anles à guérir le mal. li inn1que les influenc-es morales <t la parole et l'exemple des classe~ dirigeantes, dit-il, « ont sur les mœurs du peuple une incommcrnrnrable influence. ({ Que tout ce qu'il y a de bon et de noble <'IlItalie se ligue pour «: réprimer les tendances violentes et féroces d'une partie du « peuple. A.in,ii pourra s'obtenir le résultat : que l'Italie ne soit « plus un champ de carnage en temps cle paix, et que, en ce <1ui o: concerne la crim.inalité, dans notre monde contemporain, elle •< cesse d'être un « anachronisme l>. Cette influence morale, réclamée par l'émincnl criminaliste italien, nous mène tout droit à l'influence sociale. De bons conseils tombés de la bouche et du cœur mème des classes dirigeantes, sont excellents. De meilleures conditions de vie pour la masse, tmut meilleures encore. Pierre Boz. 40
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