596 LA REVUE SOCIALISTE A. citer : Amédée Guirarù. Iker : Portrait de Georges. d'Esparbès, rouge sur rouge. Maurice Potter : coloriste violent. Ranson : panneau décoratif. Signac : rlein air; genre piqueté, touche spéciale. Valton : Derniè,·f.'l bntmes d11 matin dans la vallée de Luz (Hautes-Pyrénées); très exact. D'un faire soigné sans être maniéré. Pas:;ons chez sa sainteté le Sâr Péladan. lb ne sont Yraiment pas galants pour les darnes, ces grands 8eigneurs de la Rose-Croix, qui ne relèvent pas seulement de la cuisse de Jupiter, mais diractement du St-Espn't .'... et du pape, bien entendu. Pas une seule femme peintre au Salon ! Il paraît que les femmes nature ce n'est pas idéal! Les saintes Vierges, celles qui conr;oiYent sans péché, ont seules leurs grandes entrées dans le sanctuaire; et encore elles doivent être miraculeuses ou erratiques. Quant aux nudités, 1'('/1'0 Satana,.'!.' elles ont vécu. En fait de chair, on nous montre des croupes fiamboyautes et monstrueuses qui s'accrochent par en bas, à la pauvre humanité idéalisée ... par en haut. Chacun son goût: pour le:; simples, ils préféreraient peut-être des proéminences roses et fraîches, et simplement rebondies, ct·une bonne couleur nature. Les Rubens ont bien leur prix : et à ce salon même de la Rose-Croix, les peintres qui oublient leur erraticité pour la simple humanité, ont été goûtés du public. Bérengier dans une Ét11df' de Blondf', montre des qualités remarquables de coloriste, en même temps qu'il sacrifie suffisamment à l'idée dans Enigmatique; c'est un vrai peintre et un bon dessinateur. Vision As/ 1Ytle, de Chabas, est d'un heureux mouvement et d'un coloris j usce. Cnf' Ji('/ife P,·inrf'8se de Habert (panneau cuir) eRt suffisamment raide dans sa belle robe bien nuancée ; son petit air hautain, con vient à son état dans le monde ; état qui consiste it mépriser et à emb ... son prochain. Un peintr0 que son nom prédestinait aux arts: La Lyre, nous. donne une Cléopâl l'i! d'un excellent coloris. Sa Suinte Cécile, martyre, fait vibrer tous les tons de la façon la plus harmonieuse. 8eulement, cette martyre-là ressemble un peu à une martyre amoureuse; proh pudor ! de l'amour voluptueux àla Rose-Croix! enfin le petit Dieu s'est égaré. La S01l!'ce et le Silence de Lorin, donnent bien l'impression mélancolique qui convient au sujet; mais, était,.il nécessaire d'accentuer le coloris dans le sombré violet. Les sources murmurent la nuit et leJow· et le silence du plein midi, existe comme celui de minuit. 11a été chanté en beaux vers par Lecomte Delisle.
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