381 LA REVUE SOCIALISTE Le Conseil municipal de l:i ville de Paris adressa à son frère, ~1onsieur Edouard Rittinghausen, la lettre suivante : Paris, le 1Gjanvier 1sg1. ~Ionsieur, Le Conseil municipal de la ville de Paris a reçu la lettre par laquelle YOUS voulez bien lui faire part de la perte cruelle que vous venez de faire en la personne de Monsieur Maurice Rittioghausen. li m'a chargé de vous exprimer toute la part qu'il prend à votre douleur, et de vous prier d'ètre aup,•ès de la famille de l'illustre démocrate l'interprète de seJ sentiments de profonde condoléance. Nous vous remercions, Monsieur, d'avoir eu la bonne pensée de rappeler que Rittinghausen appartenait presque à la France, et par sa grand'mère dont elle était le pays d'origine, et par l'affection qu'il lui a témoignée en publiant dans notre langue ses grands tt·avaux de philosophie politique. La perte de Rittinghausen sera ressentie douloureusement par tous ceux qui aiment le peuple, dont il a d.Cendu les droits avec tant d'éloqueuce et de dérnuement. .:S:ous vous prions d'agréer, 111onsieur, les assurances de notre haute considération. Pout· le bureau du Conseil municipal, Le P,•tisident : (Signe) L. LEVltAUO. Xous terminerons cet aperçu biographique avec les belles paroles de la Kolnfr Arùei/('l'zfitung (14jauvier 1891). << RiU.iughausen est mort, mais l'idée vit, elle a la vie éter- « nelle, et finira par remporter la victoire>>. Emma RITTINGIIAUSEN.
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