La Revue socialiste - 1893 - Tome XVII - vol 01

3î0 LA REVUE SOC'IALISTE britannique qu'avec un salaire suffisant pour permettre de vivre convenablement, et tenùaut à ce que les conditions faites aux travailleurs, en ce qui concerne les salaires, l'assurance contre les accidents, la pension de retraite pour la vieillesse, etc., etc. - soient telles qu'elles puissent servir de modèles à l'industrie privée. La rréat ion du dépm·temmt dn trru·a il. - Le ministère Gladstone a décidé clc faire une légère concession aux idées sociales du jour, dont l'influence a été sensible aux dernières élections législatives. Au ministère du commerce sera annexé un département <ln travail, chargé de s'occuper de la situation des tra\·ailleurs et clcs questions qui s'y rapportent. (De notre correspondant Jules Magny) ('0111·1,11ti·atio11 dPs .foret'., sotialiste.~. - Les trois principaux groupes socialiHtes de Londres, à savoir : la Société Fabienne, la Fé<lér..ttion Hocialo-Démocraliqne et la Société Socialiste d'Ammcrsmith (laquelle a remplacé l'ancienne Ligne Socialiste) ont formé un comiti• permanent, composé de quinze délégués (cim1 appartenant à chacun tics trois groupes) pour aviser aux moyens de concentrer les forces socialistes. Le premier meeting a eu lieu le 23 foHier et a <'•lncomni.e président William Morris i;our une période de trois mois. Le comité se réunira au moins une fois par mois et plnH souve1lt si cela est nécessaire. Une commission de trois membres a été élue par ce comité pour rédiger un manifestP consistant en une déclaration commune de doctrine et do la tacti<1ue à employer pour la mettre à exécution. Ce manifeste dena t•tr? soumis à la discussion dans le prochain meeting. Essai Jl!Ytliq11ede la jo11méf' de 8 ltew'Ps. - Le 20 février, :.DL :\Iather et Platt, propriétaires des usines à fer <le Salfonl planrhester) ont inauguré Llans leurs ateliers un essai de la semaine tle 48 heures, avec cette condition essentielle que les ,;alaires re;iteront les mêmes. Jusqu'alo!'S on avait travaillt'· :\;~heures par semaine. En décembre dernier, l\I. 1\Iather (qui est membre libéral de la Chambre des Communes) avait fait la proposition suivante à ses ouYriers ; « .Je désire maintenir vos salaires an taux actuel, réduire vos heures do travail et assurer notre prm;- périté it tons. Formez un comité, devisez un plan qui soit pratique et nous permette d'assurer les intérêts de notre industrie, mais que surtout votre décision soit unanime. >> Un comité fut formé, tint plusieurs séances, mais comme il n'a pas encore publié de rapport, :\Il\I. Mather et Platt ont pris l'initiative de mettre à. exécution leur propre plan. Le voici : Depuis le 20 février, le

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