ORIENTA1'Iû:N' E'r ORGAXISATION 2li!"l gneront chacune un membre, afin de constituer le comité fédéral qui siègera dans la même ville que le secrétariat national du trayail. » • " " Le manifeste de Toulouse, ainsi qu'on vient de le voir, 1w s'adresse pas seulement aux travailleurs de lïndustrie, mais encore aux travailleurs des champs. Est-ce là m1 appel ;,ans portée~ Depuis le Congrès de Marseille (1892), la propagande a fortement entamé la masse rurale. A l'appui des arguments de principes, les municipalités socialistes ont pu fournir des arguments de fait. La leçon des choses a pris place à côté de la théorie. L'intelligence rurale, longtemps fermée, s'est ou verte. A leur tour, les paysans ont compris la force de la solidarité et la nécessité de faire servir à leur bénéfice cette puissante machine de l'État, qui avait toujours fonctionné à leur détriment. On les a vus, dès lors, un peu partout, se rapprocher, se syndiquer, être bientôt en état d'engager la lutte. Ce sera une des plus belles pages de l'histoire ouvrière que cette grève acharnée des bûcherons du Cher auxquels notre ami Baudin est parvenu à insuffler son ardeur de soldat et sa foi d'apôtre . .Aujourd'hui, c'est vers la région du Nord que notre attention est appelée. Xulle part le paysan n'~st plus indignement pressuré. Les nouveaux tarifs n'ont fait qu'aggraver sa situation. Depuis la loi :Méline, toute autre culture que la betteraYe a disparu et le cultivateur est deYenu la proie du fabricant. Plus d"un millier d'entre eux viennent de se réunir à :Montigny-en-Gobellc. <c C'est un fait incontestable, leur dit Basly, que les lois de protection Yotécs par les Chambres ont servi exclusivement les intérêts des exploiteur,; de la culture; les avantages qui en ont été le résultat, sont allés surtout à la spéculation. - Eh bien, il y a un moyen d'en finir avec un état de choses qui, en se perpétuant, doit vous acculer fatalement à la faillite. Isolés, vous serez toujours à la merf'!i des fabricants et vous devrez subir toutes leurs e..-..::igenceGs.roupés, vous serez capables de défendre vos intérêts et d'obtenir justice ... 'fout le bénéfice des mesures prises en faveur tle l'agriculture, va aux gros propriétaires, aux gros marchands de grains, aux fariniers, aux distillateurs qui, plus avisés que Yons, se sont, depuis lopgtemps, entendus, pour accroître, même à votre détriment, la prospérité de leurs industries et de leurs affaires. << Regardez autour de vous, vous verrez que partout, dans toutes les corporations, des unions, des fédérations syndicales se fondent. Les mineurs, leÎI employés de chemins de fer, les travail-
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