MOUYEMEXT SOCIAL 239 nement de cette bourgeoisie enrichie de votre trnvai! et de vos dépouilles. L'opportunisme au pouvoir aujou,·d'hui, ap1·ès la royauté et l't,;mpi1·e, en est Je représentant criminel et corrompu. . Le temps de ces traitres à la République et à l'honneur est accompli. Démasqués enfin dans leurs trahisons, ils doivent cesser de <'Ompromettre la République, ils doivent être précipités tlu pouyoir. Délivrons la République des opportunistes, trop longtemps confondus avec les républicains par les réactionnaires césariens, cléricaux: et monarchistes aussi immondes qu'eux et non moins ennemis du peuple. Abattons les réacteurs de toutes nuances qui tentent l'assaut du pouvoir pour nous ramene1· au gouvernement des curés ou à la monarchie, à la guerre et à toutes les infamies d'un vassé odieux. L'heure du reveil populaire a sonné. La nation doit échapper à la fois aux complots et à la tyrannie, faire elle-même sa delivrance et ses destinées. Le Socialisme, la République sociale seuls, sont la ,·oie du salut de la nation, du prolétariat, de la Rêpubliquc. Dans cet effondrement, nor. seulement d'un parti politique, mais d'une dasse, df puis des siècles, sous des formes diverses, maltl'esse de nos destinées, toutes les forces vives de la nâtion sont nécessaires. Répondez donc il l'appel que vous fait la Ligue d'Action Révolutionnaire pour la Conquête de la ltè pulllique sociale. Fo1·met vos rangs, vos sections, et marchez avec; nous à la conquète du pou,oir aux mains du socialisme et du prolétariat, au gouvel'llement du peuple J)(lr le peuvle. JI faut que, devant vos efforts, la Chambre opp0t·tuniste, le Parlement rënal disparnisse dans une dissolution vengeresse. Que le jugement populaire fasse justice de <'es trafiquants de mandats électo1·aux en les l'empla~ant par une asscmlllée de dêlégués élus non seulement pou,· une révision exdusivement républicaine d'une Constitution monarchique, mais aussi pour l'ctablissement d'une République populaire où le travailleur trouve ses droits garantis. sou émancipation assurée, prochaine, et la République pariflque, la République du peuple gouvernée par le peuple, la Hépublique sociale ~n11nconquise. Plus de voleurs du travail national, plus de tyrans, plus de filous politiques, plus de maitres. CitO)'Cns,ralliez-vous à la Ligue, et, tous unis, marchons à l'écrasement de la réaction et de l'opportunisme, à la République sociale 1 La Ligue d' Acti?n Révolutionnaire pour la conquête de la République Sociale. Enfin, voici le manifeste parlementaire d'union socialiste, signé par quelques députés et sanctionné par un formidable meeting au Tivoli-Vaux-Hall : Français, Comme l'Empire, comme la ~Ionarchie de Juillet, comme tous les régimes qui, depuis un siècle, n'ont représenté que la do1nination d'une classe privilegiée et parasitaire, l'o1iportunisme sombre à sor; tour dans le sang - Fourmies - dans la boue - Panama - ména~ant d'entrainer dans sa chute la Patrie et la République. Assisterons-nous impassibles à cette décomposition générale et laisseronsnous, oublieux du passé, la réaction, mal déguisée ou avouée, revenir au gouvernement à travers la lassitude et le dégoùt populaires?
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