UNE PRi;;FACE 85 III. - DE L'ATTITUDE QUE DEVRAIENT AVOIR LES· PARTIS RÉPUBLICAINS DEVANT LE SOCIALISME A cette question les républicains portugais ont"déjà répondu. J'ai sous les yeux un petit volume intitulé: Projecto de -un programma federalista radical para o partita 1·epublicano port1tgez, por TEIXERA BASTOS, con un pro logo por J. ÜARRILHO VIDEIRA. Dans l'introduction il est dit que la question sociale -est la question capitale du siècle, on ne saurait s'exprimer plus clairement. Quant au programme lui-mème il est, on peut le dire, nettement socialiste ; les articles 16-26 réclament : L'inaliénabilité de la propriété publique. La supression de tous les monopoles. La nationalisation immédiate des Banques, chemins de fer, mines. etc. L'abolition graduelle de la dette publique. Le remplacement des impôts actuels par un impôt progressif sur le capital et sur les successions, avec abolition totale de l'hérédité en ligne collatérale. Les travaux d'utilité publique confiés aux associations ouvrières. La garantie du droit au travail pour les valides, et du droit à l'existence pour les invalides temporaires ou permanents, considérée comme une tàche incombant, selon les circonstances à la -Commune, à la Province ou à l'Etat. La révision des lois sur les sociétés financières. La règlementation du travail en faveur de la classe ouvrière et surtout des femmes et des enfants. Le Crédit de l'Etat aux corporations agricoles et industrielles dans le but d'arriver à l'abolition du salariat, à l'extension du machinisme et à la culture ou production en commun, etc., etc. Mais voilà, si je ne me trompe, du socialisme réformiste de bon aloi. Q~'au jour prochain de sa victoire le parti républicain portugais ne recule pas devant l'application de ce programme et pour la deuxième fois la noble nation lusitanienne prendra la tête de l'évolution humaine. Le vaillant peuple qui disputa à l'Espagne la découverte el la domination des nouvelles terres,
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