i5ù LA REVUE SOCIALISTE grandes difficnlt6s. Nous n'avons ni le loisir, ni l'espace voulu pour en énnmérer toutes les causes; mais vraiment le parti radical a bi<'ndes fan tes à son actif. Evidemment, des hommes comme MM. J\lillerand et Jaurès sont hors de cause; au surplus ils sont moins radicaux que socialistes. Je sais bien que l'on peut plaider ponr le parti radical quelques circonstances atténuantes, et, comme il ne manquera pas d'avocats, je passe, me bornant à ajouter qu'il y a possibilité d'alliance, au moins avec les radicaux qui sont susceptibles d'adhérer à ces déclarations de M. Camille Pelle tan : « Si le << soleil de la liberté doit luire pour tout le monde, il n'en faut « pas moins défendre contre les embùches de ses adversaires, la " r{•volution dont les principes et les conquêtes sont encore me- « nacées. « J'insiste snr le devoir qui s'impose de combattre l'esprit « de découragement auquel cèdent de nombreux républicains « trop portés iL accepter les avan ces suspectes des pires ennemis << de la République. (( Il y a nécessité urgente d'entamer la lutte contre la féoda- « lité financière qui a remplacé l'ancienne féodalité et qui est << plus odieuse encore. « Il faut pratiquer une politique républicaine ayant pour « objet l'étnde et la solution des questions sociales, en même « temps que la préparation de l'avènement du quatrième Etat ({ proclamé par Clénienceau. n ... La lutte sera bientôt circon::;crite entre la République réaclionnairè et la Répuulique socialiste. L'heure <'st donc venue ou bon gré mal gré, il va se faire un nouYean clas ement drs partis. Les adhésions clérico-conservatrices à la forme républicaine se succèdent; la conjonction des centres s'0:--Lfaite sur la qneslion douanière, sur l'amnistie, sur Fourmies, snr Carmaux; elle se continue sur la question des rapports de l'Eglise et de l'Etat, etc ... Beaucoup de faux républicains sui vcn t le grand courant de réaction contre les nouvelles couches de la Répn bliq ue démocratique et sociale. Le mouvement des forces consc:rvatrices de toutes nuances s'accentue pour prendre une réelle et dangereuse consistance aux élections de 1803. Il est grand temps que les démocrates sincères de l'ancienne extrême-gauche se décidentà être pour ou contre le socialisme, sans épithètes, et cela d'une façon plus efficace et avec des plus sùres garanties qu'en 1885, car, dans les milieux: ouvriers et socialistes l'on n'a pas oublié qu'aux élections de 1885, la presse radicale parisienne disait déjà une phrase, - qu'elle
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