La Revue socialiste - 1892 - Tome XVI - vol 01

612 LA REVUE SOCIALISTE Adhcrer au Congres de Chicago. Les de1ëgations rendues possibles par des subventions municipales. . Fai1·e également tout, le nécessaire pou!' la réussite du Congrès qu'organisel'a la Bourse du Travail de. Paris_. et pour ne pas ~n entraver le succèsr supprimer le Congrès du Parti ouvner en 18~•3. A cet égard, le Cong1·és rie Saint-Quentin à tenu â témoigner comme suit : Le Congrès, tout en faisant aban_don du congres national du parti ouvrier en 1893, invite la Bourse du travail de Paris à mettre à l'ordre du jour de son cong1·és: La question de la grève générale. Et l'invite également â compléter son ordre du jour d'ici â la fin de l'annéepour permettre au:.: associations syndicales d'étudier cet ordre du jour. Des moyens pour faire aboutir les résolutions du Congrès. Agitation révolutionnail'e en période électorale et mises en demeure aux corps élus par t.!esdemandes basées sur les résolutions prises dans les cougrês ouniers. Organisation des fédérations cle métiers et préparation immèdiate à la grè,·e gènèrale. Le Secrétariat du Parti ouvrier est chargé d'étudiel', Jans le plus bref délai, les moyeus les plus efficaces de faire aboutir les rèsolutions du congres. Le socialisme clans l'armée. - Socialiste point ne seras. Yoilà le mot d'ordre de toute rarmée, qui n'est même pas sincérement républicaine, chacnn sait cela. Mais jusqu'à ce jour aucun oŒicier supérieur n'avait encore osé rétablir ouvertement ledélit d'opinion et provoquer l'expulsion d'un soldat socialiste. Or, un Monsieur d'Or a réussi à faire casser un officier d'administration de réserve, qui est aussi secrétaire de la rédaction du Petit Calaisien, sous prétexte« d'avoir critiqué les corps élus ,< et constitués, le maire, les adjoints, les préfets, les sous-préfets, « les fonctionnaires de l'ordre judiciaire, et à cause des attaches « avérées de 111.Bodereau au pa,·ti socialiste et lle ses rela- « tions avec toutes sortes clepe,·sonnes de basse conclition / ... • Kous espérons bien que, grâce à l'intervention de MM. Ranc et Millerand, le citoyen Bodereau sera rétabli dans son grade. Mais que penser de l'inqualifiable ~utrecuidance du Monsieur d'Or! Décidément ses propos sont au-dessous de tout commentaire. Leur signalement suffit à leur flétrissure. Les eniployés cle comnierce parisien. - La Chambre syndicale des employés de commerce de Paris, dans une granderéunion tenue à la Bourse du Travail, a fait voter les revendications suivantes ; l • Réduction de];,. journée de travail par l'ouverture des magasins à huit heures, le matin et la fermeture à huit heures, le soir, c'est-à-dire dix heures de travail et deu:.: h,mres pour les i·epas: . 2· Suppression des amendes; :3· La libertè pour tous les employés de prendre leur repas au dehors; 4· Un jour de repos payé par semaine; 5· La suppression du couchage des jeunes gens et des garçons sur les comptoirs des magasins.

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