510 LA. REVUE SOCIALISTE la fermetare des maisons de tolérance, est une continuation de l'œune commencée, continuation où sont spécialement visées la police moins connue des b ..... et la maison publique~ enseigne et enseignement de maurnises m-:curs, une vraie peste pour la santé populaire. " Ceci dit, nous résumons à grands traits et comme à bâtons rompus le ]i\Te de l\I. Fiaux, car notre but est simplement d'inspirer au lecteur de le lire pour y puiser une conriction sur cette étrange matière. Les chiffres prouvent la décadence et la lente disparition des maisons de tolérance, que l'argot populaire désigne par un mot significatif: « fabriques de regrets "· Reste à les supprinier totalement en dl'oit. Très amusant le chapitre II, sur les qualités l'equises pour tenir maison publi<1ue. l\lais combien tristes sont les suivants : la chasse à la pensionnaire, le peuplement de la maison, le « rabat >> des agents courtiers, la franc-maçonnerie des tenanciers ..... \"ous ignorez sans cloute qu'au vu et au su de la police parisienne et départementale, il existe un <<Annuaire des l\laisons <lesociétè "• ]'Annuaire Berum. Egalement au vu et au su <le la police, la plupart des maisons possèdent on tout au moins sont à même de fournir des mineures (et aussi des mineurs) même non âgéPs de seize ans. 1\1. Fiaux nous le proure, t'!t noui. raconte à ce sujet des histoires 1.Jienl11gubres. Quant à l'exploitation des femmes en maison, des amendes et des rnls dont s0nt victimes ces misérables esclares, tout le monde le sait, mais peu de personnes ont été à mème de connaitre les détdils narrés dans re livre. Et c'est à des~ein que nous employons le mot,, escla1·es ", car tenanciers et trnancières opèrent de réelles sé4uestrations, de véritables ventes de femmes. Nous passons les chapitres sur la comptabilité des passes, le<<trarnil ,, des pensionnaires tt leur rie vénérienne. Stuprmn non commettitw· cwn meretrice. Oh! lisez-les ,,ans crainte. Ils ne rnus sug·gèreront. aucun Yice. Le style <le ?II. Fiaux n'est pas celui de :\I. Catulle i\lendês. Au surplus, comme antidote, ,·ous aurci la description de la mentalité et de la fin des pcn~ionnaires de tolérance, le naY·rant spectacle de leur abrutissement, de leur écrasement. Les maisons de tolérance sont des repaires de tribadisme, de pédérastie et cle bestialité, et autant de petits conservatoires et laboratoires de la syphilis. - « Toute femme saine qui entre en maison del"ient ir,évitablement syphilitique dans les trois premières années de son séjour. " - « Les filles de maison, n'ayant qu'une clientèle passagère, sont moins :.oigneuses de leur corps et moins crupuleuses de la santP, de leurs visiteurs. Enfin le titre dei\[. Fiaux, d'ancien conseiller municipal de Pari;, est suflbant pour que le lecteur soit certain que la police, ses lâchetés et ses complicités soient fustigées sans détours. De plus la police fait toutes sortes d'efforts pour empêcher ou retarder la disparition naturelle des n,aisons. « En fal'eur des droits <le la personne humaine méconnus par la 1 églementation ", 1\1. Fi aux s'appuyant sur cle nombreux exemples fournis par !'Etranger et en France par la municipalité d'Amiens, réclal(Je l'e~écution des ,·œux fo1·mulés par les cahier·s de 1789 par nombre <le congrès, c'est-à-dire la disparition immédiate des maisons publiques.
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