La Revue socialiste - 1892 - Tome XVI - vol 01

4.82 LA REVUE SOCIALISTE d'une façon plus large et plus économique, mais une école ou tous les travailleurs viendront sïnstruire, chercher en commun les m0yens propres à détruire le régime capitaliste et à organiser la société future. - La fète devait être pr&sidée par Benoit l\Ialon ; mais forcé de garder la chambre par son malheureux état de santé, notre Directeur a dù se faire excuser par l'intermédiaire du citoyen Parmentier, auquel a été dévolue la présidence effective. Après le discours de notre arui Parmentier, Jiscou rs presque tout entier consacré à retracer la vie si rem plie et si militante de Malon, qui n'est devenu un théoricien, un philosophe socialiste que par la force de la maladie, sont venues les harangues fort applaudies de Clovis Hugues, et des citoyens Roussel, Landrin et Perthuis.- Puis, distribution des jouets aux enfants adoptés, diners, diverLis~ements littéraires et artistiques, et, avec beaucoup de succès, la représentation d'une comédie en un acte etcn vers: << Le J3andit n de Clovis Hugues. Le cinquième Congrè,; national des syndicats ouvriers.-· A la séance d'ouverture, dans la grande salle de la Bourse du Travail de .Marseille, le citoyen Coulet, conseiller municipal de Marseille, et secrétaire général de la commission d'organisation, a prononcé une alloc-.ution de bienvenue, ou il a surtout insisté sur la question de la représentation du prolétariat dans les corps élus. :-;ous n·avons pas voulu par là, a-t-il dit, faire un acte politique; nous avons pensé que le prolétariat était <ligne d'occuper une pl11cehonorable dans une société et qu'il était mùr pour diriger ses propres affaires. Nous "Stimons en outre qu'il faut carrément rompre en visière avec les anciens e1Tements et que les travailleurs <l'usines ne Lioivent pas rechercher leurs représentants ailleurs que dans leurs rangs mèmes. Les sauveurs providentiels ne sont plus de mode. Eo effet, tant que la direction des affaires publiques restera entre les mains de la classe bourgeoise ce sera vainement que les prolétaires cherchel'ont une évolution salutaire à l'idée de réforme partielle. A l'issue de Laséance d'ouverture, les ùélégués ont été reçus à l'Hôtel-de-ville, par Ledoeteur Flaissières, maire de Marseille. Voici un passage de son discours: Ce m'est un grancl honneur de vous voi1· réuois en aussi grand 11omhre, vous qui êtes venus de tous les points de France pour prendre part aux travaux de ce congrès dont les résultats seront des plus favorables à l'idce Lie groupement représentée par les syndicats. Marseille plus que tout autre ville apprécie chaque joul' ce que le g1·an<lparti des travailleurs doit à l'institution des syndicats ; elle sait, cette grande ville, que tout son éclat comme1·- cial, industriel et artistique, est ùù surtout à la bonne volonté, à l'énergie et à l'intelligence <les ouv1•iers de la main.

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