258 LA REVUE SOCIALISTE Voyons si le baron Reille et ses co-actionnaires méritent que la Républiqne les protège jusqu'à. l'injustice: ,, Le baron Reille est d'origine plébPienne. J'ai connu dans la montagne, !;Ut' !a limite du Tarn, d!\ l'Aude et de l'HPrault, des vieux qui se rappelaient le temps où le grand'père du seigneu1· actuel allait ramasser du bois mort dans la forêt Je Saint-Amand. La Révolution le libfra. L'Empire an()blit son ms, et aujourd'hui, le petit-fils est le représP.utant de cette aristorratie issue de la Révcl,ttion, qui a pou1· châteaux-forts des usines, <les mines et des Cornpagnies de chemins de fer. • « Si je ne me trompe, le baron Reille possède t,,ut cela,- sans rompter les forêts du sommet de la montagne, vel'sants enlevPs par son beau-père, le mal'érhal Soult, sous le gou,•ernement de juillet, aux communes de Castans, d'Albine, de Lespinassiè1·eet de Saint-Amand. « Devenu ainsi grand propriétai1·e, chef d'industrie, administrateur de Compagnies de chemins de fer, le haron Reille r~gnait en pe•·sonne sur la cirronscription de Cast1·eset de Mazamet. Son fils tient l'arrondi:isement; de Solages, son gendre, le canton Je Carmaux. • Cas renseignements que Gusbve Rouanet donne aux lecteurs de la RépublirptP du 1liid i et de l'Eclaireu r del' Est, ont leur prix ; nous allons les compléter par d'auires dont il a été question dans le Pf'11plf' do Lyon et qui sont corroborés par ces passages d'une tr~s explicite lettre que nous rdcevons de notre collaborateur Augusta Chirac : Le baron René Reille, qui préside Je Conseil d'a,lministration, est le Mputé droitier qui au Hl mai disait en plein banqurt. de rPartionnai1·Ps: - Yoyez-vous, messieurs, ce qui condamne la République, c'est que c'est « le rPgime des appétits. >) A cùtP de lui est Pereire, illustre de mille fai;ons, mais notamment par la rondamnation de Jeux membres de ~a famille, Emile et Isaac, pour ~ artes « et manœuvres contraires à la bonne foi et à la vérité. n (Cou1·de Paris, !) frvrier 187ï). Puis vient Cibiel, illustre aussi, comme ayant étë condamni! sous l'empfre pou!' « ril'c11lation fictive de l)illcts n. en compagnie de Rothschilrl et Deca:r.es, administrateurs comme lui des forges de D,-,ca;;eville . .fo passe sur J. Gautie1· (de nom Aubry Gautiel') sui· Solages (un marquis) sur Caujac (un baron) sui· Naul'Ois (un autre baron) et enttn !\Ur E. Dupont qni est là pour cornplétei· la moitié du Conseil plus '5pécialcment inféodée à l'c1·eirc. et vote disc1·ètement mais fidèlement. Yod:\ le pel'sonnel. Voiri les capitaux : En l8:'i6, les mines de Cal'maux étaient une commandite\. En 1860, elles devinrent anonymes pour pouvoir anonymement céJel' à 1,l 711·,,mièreanonyme des chemins de (e,· du Midi, la ligne de Carmfl.UX à Albi qui était sa p:·opriété, tout cela sans que Pe1·l!ù-l! en sut rien? bien qu'il fut le grand maitre des sus-clits chemins de fe1·, 1863. En 18i0, nouvel avata1·, en grande partie rausé par la dilapi,L.tion du rPlèlwe Lag,·ange (le noble Lagrange impérial). Le capital, l L millions 6, <lispar.dt. En L88t, 11mo1·tissementen bloc d'un emprunt en obligations; et aus;.i. par ci par là, ventes de « bois et d'immeubles n. En 1883, les actions ')UÎ n'onL jamais existé comme versement de fonrls
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