MOUVEMENT !SOCIAL EN FRANCE ET A L'.ÉTR.\NGER 117 ESPAGNE Le Manifeste de M. Ruiz Zorilla. M. Ruiz .Zorilla a --adresséau président du comité central du parti républicain pro- ·_gressisteespagnol, un manifeste qui a eu un grand retentisse- '.ment ei dont nous extrayons le passage ayant trait à la question sociale : La question ouvrière est universelle; elle existe chez tous les peuples, affecte toutes les classes, préoccupe tous les gouvernements et tou~ les pen- .so;urs, et il n'est pas de pays civilisé où, depuis le pape jusqu'au Jernier ouvrier, l'on ne cherche ou ne l'éclame une solution au problème, parce que il s·agit de la forme de la production, de la distribution de cette même p10duction, et, comme conséquence, de la grande lutte entre ceux.qui pensent que tout ce qui existe aujourd'hui sous l'égide de la loi est sacré o;t qu'on doit employer la force pour le défendre. • Nous ne prétendons pas résoud1·e un problème aussi complet dés le pre- .mier jour; mais nous avouons solennellement que Ja seule chose qui rendrait impossible la solution, ce serilit d'employ~r la force, les canons et l'échafaud ..contre Jes revendications de cette énorme masse d'ouvriers qui travaillent et qui sont malheureux. Nous ne tomberons pas dans cette absurdité de confondre la défo;nse des opinions, même les plus exagérées, avec des actes criminels . .que nous punirons avec sévérité, quelles que soient les raisons qu'on allègue pour les commettre, non seulement pour le grand bien de la République, mais .aussi pour celui de ceux-là même qui, dans une période d'ample liberté, usent .ùe leurs droits pour soutenir leurs idées dans la forme qu'ils estiment la plus conYeoable. Nous ferons entendre à l'ouvrier qu·il doit pr,mdre une part active à la vie politique. Renoncer à J'usag.i des droits qu'on a pu arracher aux pouvoirs pe1·- i;onnels et héréditaires après des sacrifices sans nombre, ce serait rétrograder 'vers la même situation où ils se trouvaient placés par la force, arnnt d'ètre .appelés par la loi à la vie publique. Nous voulons faire savoir A celui qu'on appelle le Quatrième État, avec la même injustic:e que l'on dit le ba:. clei•gf, (ce sont des phrases conservatrices) que nous tâcherons de résoudre les problémes sociaux en nous inspirant <le la raison et de la justice, sans a-roir besoin que_des commissions, que j'appelais jadi~ ditfi.cultatives, se chargent de l'étude de ce que tout le monde connaît, comme si ceux qui les nomment voulaient exaspérer I;. classe ounière jusqu'à lui faire croire que tous les partis politiques sont les mêmes et qu'il n'y a plus d'autr~s remédes i ses malheurs que les grèves et la dynamite. ITALIE Une interview socialiste.- A propos du congrès républi- -cain ouvrier de Palerme et des progrès faits par le Socialisme notamment dans l'Italie centrale et dans la Haute Italie, et sur-
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