llO LA REVUE SOCIALISTE universel de leurs salariés, ont opposé leur omnipotence administrative aux décisions de noti·e syndicat, en empêchant arbitrairement le départ des délégués onvriers. Le Cong1•èscroit de sa dignité, du droit appartenant à tout citoyen se croyant lésé, d'inviter les pouvoirs publics à prendre les me&ures que réclament des 1·évocations injustes, et l'inqualifiable conduite de gens dont la situation matérielle est garantie pal' l'ensemble des contribuables français. Le Congrès des ouv1·iers et employés des chemins de fer en appelle, en un mot, aux pouvoirs publics des injustices dont les membres du syndicat ont souffel't, et les met en demt.!ure d'inviter les compagnies à ne pas dépasser les bornes de la légalité. Le troisième Congrès de la Chambre Syndicale des ouvriers et employés de chemins de fer français ; Apr/'\s avoir par l'importance de ses ti·avaux donné une impulsion nouvelle à son ol'ganisation ; Confiant dans la marche ferme, vigilante du conseil d'administration, à poursuivre la réalisation de nos revendications, clôture ses travaux avec l'espoir d'une réussite pl'Ochaine et complète. Le Congrès s'est ensuite séparé aux cris de « Vive la République! Vive le Syndicat! Vive la loi Bovier-Lap_ierre ! • ANGLETERRE Le Congrès international des mineurs. - Le but du ·congrès était d'organiser en une seule fédération les mineurs d'Europe et d'Amérique, et de décider si la grève générale ne serait pas le meilleur moyen d'obliger les gouvernements à .accepter le principe de la réduction légale de la journée de travail à huit heures. Le premier congrès iuternational des mineurs a eu lieu à Jolimont (Belgique) en 1890, et le second à Paris en 1891. A ce -dernier 909,167 mineurs étaient représentés, dont la moitié 448,G3ô étaient anglais, mais appartenaient uniquement à la -<< Fédératiou des mineurs de la Grande-Bretagne ». En effet les mineurs du Durham ne fout pas partie de la grande Fédération, car jusqu'à ce jour ils ont repoussé l'intervention de l'Etat pour la réglementation de la jouruée de travail. La misère des récentes grèves va sans doute (:hanger cette opinion et être la cause de la fusion de « l'Union nationale des mineurs du Durham dans la grande Fédération des mineurs de la Grande-Bretagne, dont elle a d'ailleurs reçu pendant les grèves un secours de 725,000 francs. Cette fusion reuforcerait encore la puissance considérable des mineurs anglais, et ne serait pas de nature à diminuer leur ·prépondérauce dans la fédération universelle projetée.
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