La Revue socialiste - 1892 - Tome XV - vol 01

CORRESPOXDAXCES 753 CORRESPONDANCES !IIon cher Confrère, Le balzacien socialiste que représente votre serviteur, auteur du Repei·toire de la Comedie humaine, de H. de Balzac, auteur encore et créateur, inventeur du spécial Inclex d'une toute nouvelle édition populaire de la Comcclie humaine, de H. de Balzac, et - enfi11 - éditeur testamentaire des Œuvres posthumes, de Félix Pyàt, se presse d"applaudir bien fort le Bat:=ac Socialiste, du numéro dernier de votre Hei;ue Socialiste. Permettez-lui d'ajouter un trait au tableau donné, un témoignage de plus à l'assertion émise et lancée par Robert Bernier. Ainsi le chapitre des Paysans, où Fauchon et !11ouche envahissent le salon des i\Iontcornet, vaut et dépasse lïntensité de l'ensemble du roman humanitaire d'Eugène Süe. Et Michel Chrestien, d'illusions perdues et des Secrets de la Princesse de Cadignan, quel démocrate! Et l'iï~eron, des mèmes Paysans, quel républicain 1 Et l'étalage de la sécheresse et de la sottise des classes aristocratiques 1.. Et la condamnation sans appel de l'àpre étroitesse de la bourgeoisie. dite médiocratie 1.. Oui, penseur et génie, H. de Balzac se fait le constant avocat du Faible contre le Puissant et de la Révolution coutre l'Immobilité. Accueillons-le et gardons-le des nôtres, et félicitons-nous et enorgueillissons-nous d'un tel saint laïque dans notre église émancipatrice. Très cordiale poignée de main. Anatole CERFBrèRR.

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