ïl8 LA REVUE SOCIALISTE tion do l'armée Prolétarienne et vons anroz plus fait ponr la guérison dos vict?:sanormaùx et honteux Je notre société.et pour la suppression do la littérature qui los exprime, que r,ar cent ans dr. beaux discours et do coquetteries avec les ennemi5 avérés du socialismr, mèmo le plus modéré. Quaut à la littérature sainement amoureuse, laissez-là subsister paisiblement. L'hygiène réclame le fouctionncment harmonieux do tous les organes, même les organes génitaux. Conseillez à nos jeunes gens l'usage modéré, afin d'éviter l'affaiblissemcn t qui résulte des excès, mais no prêchez pas l'abstention, d'abord parce qu·on no vous écouterait pas cl ensuite parce que, si par malheur on écoutait vos malsaines excitations à la vertu, certains vices soli ta ires se développeraient en proportion. Laissez nos jeunes français se livrer, pourvu que ce soit avec une cer• taino prudence et avec honnètoté, à la belle folie de leur àge. Leur galanterie spirituelle et légère vaut bien, cc me semble, les immondes soùlographies et tabagies dans lcsq uclles se réjouissent les étudiants Allemands et Anglais, dont la chaste pudeur sent la bière, l'alcool et le tabac. « Puisqu'il faut que jeunesse se passe,>>comme disaient nos .Pères, avouez que notre façon à nous si immorale qu'elle soit à votre point de vue est plus distinguée cependant que celle des peuples de votre religion et de votre morale. Si j'en crois l'expérience que me donnent huit années passées au milieu de la jeunesse des Ecoles, il est rare de rencon_ tror un étudiant vertueux et continent qui ne soit généralement ou un imbécile ou un égoïste renforcé, ou un hypocrite dangereux ou tout à la fois. Cette observa/ion a eté faite par tous ceux qui ont vu les choses cteprès. Jeunes gens, continuez à dédaigner la vielle morale d'abstinence an li-physiologique, et gardez-vou:s bien de tomber au rang de ceux qui n'ont Jamais eu de maitresse et jamais eu d'idëe. Y. Brno. Vous ient('z, messieurs les congressistes, d'acclimater chez nous des idées brumeuses venues d'Angleterre et d'Allemagne. Un échec complet vous attend : Car le rigorisme protestant, qui n'est si souvent qu·apparencc (se souvenir des mystères de Londres) répugnera toujours à notre peuple gai et franc. Après avoir fait la part de la critique, nous ne devons pas ménager les élogés aux chapitres de J'ouvrage qui sont satisfaisants. Citons la très belle conférence de :M. le pasteur Comte, sur
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