CABET ET LES lC'ARlEXS 40 Le l'oyoge en Ica1·ie montre jusqu'à l'évidence l'absurdité de ers incriminations. Mais la lecture de ce volume de üOO pages, d'une impression serrée, n'est pas, il faut l'avouer, très altrayanle. Beaucoup l'abordent, peu :r persévèrent et vonijusqu·au bout. Comme roman, c'est une production dans le genre de Cy1·1is, par Ramsay, ou de X1wza Pompilius par Florian, tant soit peu somnifère. Lord W. Carisdall, mis en scène et chargé de raconter la vie et les mœurs des habitants d'une nouYelle terre promi e semble avoir emporté des bords de la Tamise une provision de Spleen qu'il distille goutte à goutte, de chapitre en chapitre. Quant au traité ùr morale, de philosophie, d'économie sociale et politique qui en découle, sous la fantaisie de la torme, le style en est, si l'on veut, simple, facile, coulant mais fatiguant à force de répétitions oiseu es. Par cette prolixité, Cabet ressemble à Fourrier et à Comte, mais il possède, ce qui manque le plus souvent à ces deux célèbres socialiste , le mérite de la clarté. Cc mérite ne suffit pas pour rendre agréable une œuvre d'inauguration ou de rêverie sociale, ce qn'élait pour la masse du public le Voyage en Jccwie. A. lIOLYXSKI. (La suite au prochai11 numéro) 4
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