400 LA REVUE SOCIALISTE vail des mii,es n'a rien de fatiguant ni de mal ain. Nous lui dirons aussi qu'il est passablement orfèvre, ?II. Sabatier, tout. comme :'.I. Josse, et que très souvent, si pas toujours, quand on est intéressé à trouver une chose excellente, on a de la peine à la tronver mauYaise. M. Sabatier, pensons-nous, est intéressé dans l'exploitation des charbonnages ou, dans tous les cas, il tient son mand:it de député des exploilanls des mines de houille qui, à Charleroi comme ailleurs, sont de grands et puissants électeurs. Son attitude n'a donc rien qui doive étonner. Mais le rapporl,enr de la section ce11trale, pour faire admettre que le travail dans les mines n'est pas nuisible ù la santé des onvriers qui s·y livrent, ne se contente pas d'affirmer la chose lui même: il nous cite ses autorités! La première de ces autorités est un directenr de charbonnage, le député llardy celui qu'un de ses collègues de la Chambre appelle « le domestique de Rothschild » et aussi <• un bloc de houille»; M. Hardy qui, en 1878, lors de la catastrophe de l':lgi·nppe, à Frameries, qni coûta la vie ù 128 ouvriers, s'intéressait publiquement.avant tout,de savoir si Leschevaux qui se trouvaient au fond de la mine en même temp:, que les ouvriers, étaient e,zcore 1;ivants ! Que :'.I. Hardy assure que l'anémie des mineurs n'existe plus, cela 11'aaucune importance, ~I. Hardy est trop intéressé à l'exr,loilation des ouvriers mineurs et n'a pas l'autorité suffisante pour faire accroire quoi que ce soit. ~L Sabatier l'a compris du reste,et il a demandé sou avis ù cette féodalité financière, qui exploite bon nombre de charbonnages et qui a nom: la Société Ge,iérale. Celle-ci a réclamé des rapports ou des lettres aux médecins des charbonnages qu'elle exploite, sur la question de l'hygiène du travail des mines. Ces réponses sont Lristement typiques, car elles semblenL démontrer de la part de ces médecins, payés par les exploitants des charbonnages, un plus grand souci de leurs intérèts personnels que de la vérité scientifique. \'oyons quelques-unes de ces affirmations, téméraires au plus haut point: Il ra d'abord le docteur Gravez, du charbonnage de SarsLonchamps, qui dit que« le séjour dans l'atmosphère des mines n'est pas malsain "· Ensuite, « que les matadies spéciales aux houillr,urs, telles que l'anémie et les affections des voies respL ratoires et circulatoires, paraissent avoir disparu. i> Paraissent, ce n'est guère affirmatif cela, ni scientifique no:i plus!
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