MOUYE~IENT SOCIAL E:'i FRANCE ET A L'ÉTRANGER 357 ne devions pal'ticipel', dont nous ne devions tenil' compte et tirer pal'ti èans l'intél'èt des l'evendirations ouvl'ièl'es et pour le ùéveloppement de la République. Si, ent1·e toutes l'éformes, nous mettons avant tout, celles qui, plus directement impol'tent à not1·e cause: les conùitions et garanties du tl'avail, l'Ol'ganisation et la libe1•té synJicale, assurées pal' une législation nationale et inte!'nationale; il n'est aucun progrès des institutions rcpubliraines, des dl'oits municipaux, des libel'tés individuelle et populairP., de l'instrurtion publique elémentaire et supél'ieul'e unifiée et génél'alh<e, de l'hygiène, des ans, des sciences, de l'industl'ie et de tout mode de l'activité humaine, qui nous soit indiffél'ent. Ce sont autant de pas hol'S du passe, autant de moyens qui bientôt, socialement employés, pel'mettl'ont de répandre su,· tous: les biens, les l'ichesses, l'aisance, le bonheur, aujourd'hui monopolisés. Le comité révolutionnaire central consirtèl'e ,a paix internationale, comme la conùition essentielle et pl'emii:l'e de cette éclos1on progl'e,sive et il'rcbibt11Jlede la soc1eté nouvelle: aussi le militarisme t.t le césarisme sont-ils ses plus directs ennemis; et il l'éclame tout d'abol'd: la suppl'ession de l'a,·méc pcl'manente et l'armement général du peuple, militairement inst1·uit et organisé, pOul' la défense de son indépendance et ht garùe de ses dl'Oits. Au lieu d'attendre dans l'impuissance de divisions, auxquelles nous avons toujours été étranger, la débàcle d'un état de choses anal'chique , que m.tintient à grand'peine le privilège pI'Opriétaire et capitaliste, arme du pouvoir; nous voulons agi!' sans l'etal'd, et constitue!' dans son unité d'action, préparant son unité d'organisation, le parti sociali,te, l'avant-garde de l'al'mée ounière ralliée, entl'alnée, menée à l'assaut ùe la société capitaliste, à la conquête du pouvoii· politique. C'est aux premiers rangs de cette avant-garde militante que nous voulons pou!' combattre, désarme!' la réaction ])OUI' arme!' la Révolution, de cet instl'ument tout puissant, - le pouvOil', - qui, aux mains de l'ennemi fait notre misèl'C et notre faihlesse et qui demain fel'a notl'e force et notre délivmnce. hlaitl'es du pouvoil' politique, le parti socialiste et la classe ouvl'lère arl'ache,·ont à la classe possédante, au pl'ivilège, aux accapareurs de la société capitaliste, la matiêl'e et les instruments de proùuction, rendus pl'Opr1été sociale, fonctionnant pour la communauté sociale, dans l'or<ll'e normal de la société socialiste pouvant alors évolue1· librement. - A cette conquête émancipatrice du pouvoir politique, à l'avènement de cette dictatul'e impersonnelle et initiatl'ice de l'ordl'e nouveau, du prolétariat socialiste, nous devons employer tous les moyens, donnel' tous nos effol'ts. Le progl'amme général du comité révolutionnail'C centl'al, est celui que dans les congrès de l'lnternationa!e, intcrl'ompus par les massacres \'el'saillais, puis dans les congrès intel'nationaux de Pal'is, 1889; de Bl'Uxelles, 18<Jl; et dans les suivants unt fol'mulé et formuleront les délégués de la classe ouvriè1·e et du pal'ti socinliste, le programme vivant du prolétariat socialiste arrêté pal' lui, toujoul's développable, en rappOl't avec le pl'og1·ès des idées, des mœu1·s, des évènements et dPS choses (l). Son p1·incipe d'act!On socialiste et révolutionnail'e, c'est: éclairé par les lumièl'cs du socialisme moderne, en dehors de toute limitation doctrinaire ou 11) Les con.,.rès de l'Internationale et les congres internationaux socialistes ont \.otë èt no;s aflirmo11s a,·cc eux: La lllanifd.stJ.tion du l<' :\lui ; le t•acte ÎnlPrnat10n.1.ld'uniuu des tfitvailleurs ~t dc::i socialist~s de toUEl- les pays; Ja lutte Je classe; I"' jo1.1.r11é~ <le huit lrnun~s; Id_ sal<tirt, utininn;1méqui,·àlcu_L aux besv10s; 1'1, iëgi:slat.ion natiouale et itncrnat1oualt, protectrice du tr-1v,.ul; Je
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