CABET ET LES ICARIElNS 315 CABEETTLESICARIENS (Suite) ff. COXSTITUTION lCARIEl,NE. Lorsque l('SIcariens demandP;rent à mettre en pratique sur la terre étrangère le communisme de Cabet et qu'une avant.- garde fut prête à partir pour le Texas, en 1817, le créateur du système, en même temps directeur de l'exode, se fit adjuger une gérance absolue pour dix aos. Mais, avant que le tiers du terme fut écoulé, le dictateur proposa, pr-0prio molu, de revenir sur ce contrat et de le remplacer par une constitution qu'il rédigea, soumit à la discussion et fit adopter à l'unanimité, le 21 février J850. Puis, après le bill d'incorporation de la communauté, cette Constitution fut revisée et acceptée le 4 mai 1851. Il me suffira de donner une idée de la seconde édition de ce pacte en vigueur pendant mon séjour en Icarie. Dans les considérations préliminaires, il est dit que la nature â voulu le bonheur de l'humanité: but qui n'a pa~ été atteint à cause de la mauvaise organisation sociale, basée jusqu'à présent sur l'égo1sme, l'inégalité et l'individualisme. Le communisme est appelé à y substituer la fraternité, l'égalité et li,. liberté. On remarqLiera que la célèbre devise est transposé~ et que, par conséquent, dès le début, Cabet fait bon ma.,rchéde la liberté eo lui donnant la dernière place et même cette place-là, elle ne l'occupera nulle part dans les articles de sa constitution. La société Icarienne est établie sur la fraternité, nous dit un des premiers de ces articles. Voilà la vérité et à ce seul mot
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==