UNE CONFÉRENCE SOCIALISTE !)5 de la biologie ; mais elle les modifie et les transforme. S'il en était autrement, il n'y aurait aucune raison de les séparer l'une de l'autre. 2° L'humanité, représentant un organisme en continuelle évolution aggrégative, il ·ne peut exister entre ses parties une lutte perpétuelle, mais au contraire, une marche incessante et graduelle vers l'harmonie et la coopération. 3° L'égoïsme absolu peut prédominer dans le champ biologique, mais l'altruisme va s'affirmant de plus en plus dans le champ sociologique. 4° Dans la biologie, il y a lutte entre les individus de la mème espèce; dans la sociologie. la lutte s'atténue entre les individus, pour se circonscrire entre des groupes dont les cercles vont toujours en s'élargissant. Cette lutte se tran~forme alors en solidarité pour les individus et les groupes sociaux qui, alors, dirigent leurs attaques contre les autres espèces et la nature, afin de satisfaire aux besoins toujours croissants de l'homme. C'est ainsi, qu'entre la biologie et la sociologie il y eut ùe nombreux p:)ints de contact, dans les premiers âges de l'humanité. Ces contacts devinrent moins forts, lorsque celle-ci eut acquis un certain développement, par la prédominance de la raison sur la force, de l'altruisme sur l'égoïsme; et, c'ef.t à partir de ce moment, que l'humanité s'est pleinement différenciée de l'animalité.» Dans sa péroraison magnifiquement improvisée, Colajanni fait remarquer, que le socialisme n'est pas circonscrit dans sa partie critique et négative, mais qu'il arrive à des conclusions positives excessivement importantes. Et, insistant sur ce point, que des historiens, des politiques, des économistes et des philosophes qui ne font pas partie du socialisme militant, ont démontré que toutes les institutions économiques et sociales se transforment et n'ont qu'une valeur exclusivement historique, il termine en concluant ainsi : « Le socialisme trouve sa justification dans ce fait, que le bie11-élre est pour chacun, à tous les moments de la vie, un besoi11et u11droit.,) Le socialisme moderne est dev·enu scientifique, parce qu'il a puisé ses prémisses dans la scienceéconomique, ses forces et sa justification, en face des autres classes sociales, dans l'histoire, sa conviction sur la possibilité d'atteindre ses desiderata, dans cette même bistoire, dans la statistique et dans l'ethnologie. - Enfin, avec la sociologie, il marche en parfaite harmonie selon les lois de l'évolution. Le socialisme scientifique, à ceux qui le nient, qui le raillent ou le proclament mort, a le droit de répondre comme Galileo-Galilei répondit à ses juges : « eppur si muove.» Traduction de Paul BoILlEY.
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