LA SOCIÉTÉ COLLECTl\ïSTE 689 LA.SOCIÉTCÉOLtECTIVISTE (Suite et fin) - O. Quand on voudra voyager, abandonner même son pays natal pour résider dans un autre, des difficultés ne se présenteront-elles pas? - R. 9n peut faire tJ0 ois suppositions. Le pays où l'on émigrera sera aussi collectiviste, et rattaché, on doit le croire, par l'unité administrative, au pays que l'on quittera; et alors, rien de changé: on quitte un département pour un autre. Ou les deux pays, bien que collectivistes, ne possèderont pas encore une administration commune; et alors, le nouveau, bénéficiant du travail et de l'instruction de l'émigrant, deviendra simplement débiteur envers l'ancien du montant de la créance que celui-ci posséderait sur cet émigrant. Ou le nonveau pays ne sera pas encore collectiviste; et alors, il s'agira d'une simple pérégrination. Dans ce cas, on remettra au voyageur de la monnaie métallique, représentant la somme qu'il dépensera, portée à son débit. De même, si l'on échange avec ce pays, et que l'importation dépasse l'exportation, on le payera en monnaie. -- O. Et si le voyageur veut vraiment émigrer, quitter son pays collectiviste pour un pays qui ne le soit pas? - R. Quoi I quitter une société opulente, libre, juste, instruite, suprêmement artistique, dans l'épanouissement des jouissances les plus variées du cerveau, du cœur et des sens, pour vivre dans un milieu de misère, d'esclavage, d'iniquité, d'ignorance, de bêtise, de douleur sous toutes les formes? Voilà un goût bizarre qu'on ne peut guère admettre. Mais soit! Dam: ce cas 4t
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