La Revue socialiste - 1891 - Tome XIV - vol 02

62G LA REVUESOCIALISTE Article Premier. - La ligue reconnaissant que la cause de l'inégale distribution des proùuits du travail gît surtout dans la possession individuelle du sol, s'efforcera de demander que le sol doit devenir propriété de l'Etat ou de la Commune, et que cette socialisation devra s'opérer par voie de rachat. Art. 2. La ligue veut atteindre son but exclusivrment par des voies légales. Nous ne pensons pas comme les groupements précités. Ce que veulent les travailleurs révolutionnaires hollandais ce n·est pas une république parlementaire dans laquelle le « gou vernemeut » règlera la production, mais c·est une république sociale à base fédérative et à but communiste. (Christ CORNJ'.;LISSEX.) SUISSE Le Cong1~èsinternatfonal de Berne s1w les accidents de t?navail. - Bien que le socialisme n'est guère en voix au chapitre dans les discussions de ce Congrès où la France était surtout représentée par des disciples de l'école de Le Play, qui se sont escrimés, comme toujours, à combattre l'interventionnisme social, nous croyons pouvoir donner le texte des résolutions: I. - Tit1·e du Congrès et du Comité permanent. Pour tenir compte de la connexité entre l'assurance contre les accidents et les assurances contre les autres maladies, l'invalirlité et la vieillesse, et pnur adopter un titre conforme à l'étendue forcée et réelle de leur programme, le Congrès E>t le Comité permanent des accidents du travail s'aµpelleront désormais : Congrès et Comité permanent des accidents du travail et des assurances sociales. > II. - P1·évention et répai·ation des accidents de t1·avail. C'est un devoir impél'icux, à notrE>époque, de prévenir pa1· tous les moyens possiules les accidents du travail et les maladies pl'ofessionnelles et d'en réparer les conséquences. a. En ce qui concerne les mesures préventives, il est désirable rle combiner l'action des initiatives individuelles avec celle des associations de l'Etat. b. En ce qui concerne la réparation des conséquences, il convient, pour la garantit· en tout état de cause, qu'elle soit l'objet d'assu1·ances organisées dans chaque pays suivant le système qui s'adapte le mieux à ses conditions varticuliè1·es. r. En organisant ces assuranres, il pa1·alt avantageux d'en détacher les accidents rlont la conséquence est de courte durée, pour les rattacher, autant que possible, à la mème org<1nisation que celle qui se rapporte aux maladies en général.

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