La Revue socialiste - 1891 - Tome XIV - vol 02

MOUVEi\IENT SOCIAL EN FRANCE ET A L'ÉTRANGER. 4ï9 sante de la classe des travailleurs, - ses délibéi'ations ont démontré que les gouvernements actuels ne veulent pas l'éaliser les réformes nécessaires. » La résolution sur la Femme, telle que vous la publiez (page 355) ne mentionne pas l'adjonction de Singer : « A travail égal, salaire égal. >> Page 358, le quat1·ième alinéa (rdsolution sui· le droit de coalition, les grèves, etc.) doit être ainsi modifié : << Le Congrès considère surtout comme absolument nécessaire l'o1·ganisation co1·porative de la classe ouvt·ière, afin que, par leur masse et par les ressources dont les travailleucs disposent, ils puissent engage1· la lutte avec la ce1-titude de la 'victoi1·e. >> Enfin, sur la demande de la délégation française, Je Congrès, écartant l'idée de Fête, après avoir fixé un jom· unique, a décidé << que cette manif11station aurait lieu le l" Mai. >> Mous donnons maintenant d'importants extrails du rapport que nous a transmis également le citoyen Guesde : Action électoi·ale du Parti Ouvrier. Si les élections législatives de '1889 ne nous ont donné que deux députés, Fenoul, nommé dans l'Aude, et Thiv1·ie1·, nommé dans l'Allier, le Parti a obtenu à Calais, à i\Iarseille, à Lille, à Roubaix, à Montluçon, à Cette, etc., des minorités importantes variant de 2.000 à 3.000 voix. Et ce, lorsque l'on pouvait le croire écrasé entre les deux masses bourgeoises aux prises: boulangistes et anti-boulangistes, que nous avons combattus au même titre, sans vouloir distinguer entre la !'ue Cadet et la rue de Sèze. C'est plus de 150.000 voix qu'a groupées da'.l.shuit départements le manifeste rédigé en commun avec le Comité révolutionnai1·e central et disant aux travailleurs: « Le seul et unique mal qui vous accable, sous la République bourgeoise comme sous la mona1·chic, c'est la féodalité capitaliste pour laquelle gouvel'llent aujoul'd'hui oppOl'tunistes ou !'adicaux, pou1· laquelle gouverneratt et, sabre1·ait Boulange!'. - Ni Ferry ni Boulange1·; mais la République sociale qui ne peut abouti1· que pa1· l'exp1·opriation des détenteul's du pouvoi1· et du capital. .» Aux élections législatives pal'tielles de cette année dans la Seine-Inférieure nos deux candidats ont réuni sui' le p1·ogramme du Parti plus de lt,000 suffrages. Les élections départementales et municipales partielles nous ont èté plus favor·ables encol'e. Nous avons fait clil'e un Conseiller général à Calais, par 2.Gï3 voix ; un autre à Commentry pa1· 2. 310 ; un Conseillar d'al'rondissement à Montluçon par 2.0t2 voix, un autre à Lille par 1.500. Et là même où, comme à Cette et à Mat'seille, la victoire nous a échappé, nos candidats sont so1·tis de l'ume avec des 1.339 et des 1.1;'")0 voix. A Cette le Conseil municip':1.1a été composé en ma,jorité des nôtres. De mèmc à Roanne, où deux militants du Parti ont été adjoints à.u i\Iai1·e,et à Narbonne où les Conseillers, tous socialistes moins un, ont porté à la mairie un membt'e du Conseil national, le citoyen Fel'roul. Le Parti, qui était déjà maltl'e du Conseil municipal de Commentry, a, d'autre part, des élus dans les Conseils municipaux de Roubaix, Calais, Montluçon, St-Eloy-les-)'1ines, i\Ial'quise, Chamblet, Malicorne, Lanquille, La Celle, etc. Son action Parlementaire. Etant donné leu!' infime minorité, même unis aux autres élus socialistes Baudin, Bayel', Coutul'Ïer, etc., les députés du Parti n'ont pu qu'intcrpelle1·

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