3:Sl LA REYUE SOCI.\LlSTE RESOLUrrIONS VOTÉES De l'état de la législation pr()tectrice du travail, (TU point de vue nritional et international et àes moyens à em,ployer pow· l'étendre et la Tendre efficace. « Le Congrès se plaçant sur le terrain de la lutte des classes et convaincu qu'il ne p~nt être question de l'émancipation de la classe ouYrière aussi longtemps qu'il? anra des classes dirigeantes, déclare que les lois et fü,crcts promnlgués dans les différents pays depuis les Congrès internationaux. de Paris en 1889, ne répondent aucunement aux. aspirations légitimes du prolétariat; « Que si la conférence de Berlin., de l'aveu même de ceux qui l'ont convoquée, a été réunie sous l'influence des Congrès socialistes - 0t doit être dans cc sens considérée comme nne concession importanL0 - ses délibérations ont démontré que les gouvernements actuels n'ont pas la volonté de: réaliser des réformes, ni la conscience de leurs devoirs envers les dasscs ouvrières. « Que d'aut1·0 part, les résolutions de la conférence de Berlin ont servi de prétexte it certains gouyernemcnts pour enrayer le développemrnt de l0ur législation proLectrice du travail, en invoquant les décisions prises à Berlin et la défectuosité de la législation d0s nations concurrentes. « En oul,r0, le Congrès constate qn0 la 11'.,gislationact1101le n'est pas senlcment défectueuse en elle-même, mais exécutée et appliquée d'une manière ùérisoi1·e. Par conséquent, le Congrès adjure la classe ouvrière de tons les pays, de lut.ter avec toute l'énergie et tous les moyens d'agitation et de propagande dont elle dispose pour la réalisation du programme du Congrès de Paris - (cette agitation dùt-cllc n'avoir ponr le momenL d'1H1tre résultat que d'établir qnc la classe des dirigeants et des exploiteurs est l'ennemie de touLe protection eflicace du travail). « De plns, considérant qu'il est nécessaire d'imprimer une direction commune an mouvement socialiste internat.ional, spécialement en rc qui concerne la protection dn travail, i11Yite les organisations rt parti8 ou v1·i(•1·:s « l" A organiser dans chaqnc pays unr 0nq11t'·tepermanente sui· les conditions du travail et la situation des classes ou\Tièrcs. « 2° A échanger les renseignements nécessaires pour le développement et l'unification de la législation ouvrière.
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==