La Revue socialiste - 1891 - Tome XIV - vol 02

LE COXGRÈS DE BRUXELLES 33ü nous sommes mal à l'aise pour appr{·cier les discussions publiques et secrHes de ces g1·andes assises socialistes. l'\ous ne pouvons qu·analyset· les documents qui nous sont parvenus. D'ailleurs il serait peut-ètre superflu de vouloir en donner la physionomie, les observations de détail se perdant maintenant dans l'ensemble de l'œuvre. Le plus grand iutérêt de l'heure présente, c'est - en laissant de coté aussi bien les manifestations oratoires que les échos des conversations et le bruit des coulisses, - de faire connaître le rèsumé des rapports distribués et les résolutions votées. • FRAl'\CE Rappor·t 'cte l' C1lion Fdlle,·ative clu Cent1·e. - Massacrés, envoJés au bagne, à la déportation, en prison, en exil ou condamnés au silence, les travaillcues français militants ne purent, à la suite de la défaite de la Commune et de la dispersion des sections de l'Iuternationale, rcconstitner une réorganisation offrant quelque solidité que vers l'année 1878. - Quelques mois après, au Congrès de 1\lars0ille. (septembre l87ü), le Parti ouvrier français posait les bases de l'organisation des forces ouvricres françaises. - Après l'amnistie, que n'eussent pas été ses progrès si l'arrivée du contingent de militants eût coïncidé avec une entente plus étroite, une compréhension plus haute du dévouement ù la cause sociale!. .... - Espérons que les leçons de l'expérience seront profitables, que le retour aux principes et l'effacement des personnalités encombrantes permettront ù l'union socialiste de faire table rase de tout particularisme d'école, de profession ou de nationalité. Sur le premier point de l'ordre du jour du Congrès : Legislation protectrice au point de vue national et international, et des 111.oyenàs employer pour la rendre efficace et l'etendre, le Parti ouvrier doit s'efforcer d'agrandir les garanties des lois protectrice~ du travail, en militant pour qu'on en confie l'application aux délégués des Chambres Syndicales, - d'obtenir l'extension ùes Conseils de Prud'hommes à toutes les branches de l'Indnstrie et du Travail, - de venir ù bout dn marchandage et de la non application du décret-loi de 1848, - de vulgariser par nne propagande intensifiée les bénéfice.:;d'une réglemeutation efficace des heures de travail.

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