310 LA REVUE SOC'I.\LISTE .1° Des stagiaires faisant, auprès des employés, l'apprenti::;- sago do la profe:'>sion; ils ne deviendraient titulaires qu'après avoir satisfait ù divers examens, et avoir fait preuve, dans le stage, des qnalites de caractère, indbpensables pour l'excercico de toutes professions, du reste. Comme corollaire aux principes de cette organisation, un règlement d'adn1ission et d'avancement dans la carrière : 1° Justification du grade do licencié en droit, et limitation à Li.ge maximt1m de 2~ à 23 ans, pour entrer dans le service. 2t• 'I'raitemE'nt annuel, ù, partir du rang de titulaire seu toment, de 3.000 fr. au minimum et do 12.000 fr. au maximnm. 3° Limite à trente ans d'àg·e, au moins, pour l"obtention du grade de titulaire. 4° Retraite après trente aunées d'exercice. Telles seraient les grandes lignes de ce nouYean service. èe personnel se recruterait lui-même et ne dépendrait quo de lui-même, comme dans toute autre administration. L'Etat rachèterait les Q.500 études, lesquelles, au prix de· !)0.000 fr. l'une, donne une somme de H5 millions. En élevant divers droits d'enregistrement, il pourrait amortir l'emprunt à faire, pour opérer le rachat des études, et faire face aux traitements des nouveaux fonctionnaires, qui seraient loin d'être aussi nombreux qne les notaires actuels. Le public y gagnerait; il n'aurait plus à faire la fortune des notaires, et le nombre des actes diminuerait, pnisque les fonctionnaires remplaçant les notaires, étant des juges désintéressés, n'auraient aucun intérêt à pousser à la consommation des actes. L'Etat, par ses employés, dira-t-011, no doit pas s'occuper dPs affaires privées, et il ne le fait pas. C'est une erreur. Dans toute procédure judiciaire confiée à un notaire, il y a tin juge du tribunal civil chargé de surveiller le travail du notaire, et d'étudier l'affaire qui lui est soumise: en un mot, s'occuper d'une affaire privée. Les juges de paix ne présiùent-ils pas dos délibérations de conseils de famille, pour rédiger, ou être censés rédiger -- lés notaires leur apportant, tout préparé, un traYail que presque toujours ils sont incapables de faire - dos délibérations qui contiennent des conventions et des projets les plus divers: contrats de mariage de mineur, conditions do mise en vente d'immeubles, emplois de fonds, pouvoirs à donner à des tuteurs? etc. Ce projet peut faire sourire les routiniers et les gens de parti pris. On conviendra qu'il serait un acheminement à ce progrès: Eloigner les hommes do lois et d'affaires de la famille. Tous les économistes, sans distinction de parti politique, depuis Prou-
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